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Ça faisait longtemps...

Ça faisait longtemps que j'avais pas écouté un moreau comme ça. Un peu chill, un peu arpégé, avec un vrai bridge au milieu. Le truc bien pour une petite journée relax. 'Coute moi ça.




SMASH HIT COMBO !

Une bonne bricole qui s'écoute bien ! J'entends de tout là-dedans du ROTNS, du BMTH, un brin d'Enhancer, un zeste d'Igorrr et un soupçon d'Atari Teenage Riot ! Et en plus ça DJENT !!!


Djiin - The Freak

Ah ben tiens, ça tombe bien que tu passes pile là maintenant sur Metallurgeek. Déjà c'est gentil de venir me lire, ma vie ça m'touche au coeur. Et surtout parce que Djiin vient de sortir son album. Fallait que j'en parle à quelqu'un !


Alors ça s'utilise en deux temps : 1) t'écoutes bien à fond. 2) tu recommences en mettant plus fort.

Good Old School : Monstur

Une découverte qu'on m'a soufflée dans l'oreille : Monstur. Du "Hard-Rock" façon old school. Pas mon style habituel mais ça fait du bien. Impression de revisiter mes classeks, intros ciselées, bridges de trois kilomètres de long, toute une époque... Cinq morceaux pour l'instant. Mes préférés Frankenstein et surtout Human Shell. Celui-là, c'est en boucle.




Expressions Irrégulières


L’autre jour j’avais pas grand-chose à penser dans ma tête. Du coup je me suis pris à réfléchir aux verbes irréguliers anglais. J’aime bien, ça change du python.

Irregular Verbs


Et de me poser cette question toute simple : « d’où vient cette obsession des profs à vouloir enseigner les verbes irréguliers anglais ? » Puis la question corolaire : « d’où vient cette obsession des élèves à ne pas vouloir apprendre les verbes irréguliers anglais ? »

À question simple réponse simple me direz-vous. Et c’est vrai qu’il existe des réponses simples, voire simplistes. Du genre : en France on est des fétichistes de la grammaire et on n’est pas foutu d’enseigner l’anglais correctement. Et corolairement côté élève : les verbes irréguliers c’est méga-chiant, nous ce qu’on veut c’est comprendre les paroles des chansons, genre KILL4ME (me dites pas que tous les élèves écoutent de la K-Pop et  de l’électro-trap ça va m’énerver).


KILL4ME


Tiens j’en profite pour faire un aparté parce que KILL4ME est à mon avis l’ultime hurlement authentiquement valable de Marylin Manson. Parce qu'à part ça j’aime pas trop ce qu’il fait depuis 10 ans. Mais avec KILL4ME il m’a juste crucifié à mes baffles ! L’impression d’entendre le gros son indus des débuts(*).

Tant que j’y suis, je fais un aparté dans l’aparté, tkt je reviens au sujet juste après. Autant la museek est fantasteek, autant la vidéo de KILL4ME est un peu space : commerciale, couteusement léchée et post-produite, avec cet acteur hollywoodien qui jouait naguère pour Disney. La première fois j’ai détesté la vidéo et maintenant je la trouve euh, intéressante. Mais bon, ça me fait ça avec toutes les vidéos de Marylin Manson en fait.
Allez, fin des apartés.


Les verbes irréguliers c’est le passé


Donc, vous l’aurez compris, je trouve les réponses toutes faites un peu nazes. Je préfère élaborer moi-même mes réponses un peu nazes.

Pour moi, la difficulté d’enseigner/apprendre les verbes irréguliers c’est avant tout une question d’âge. Ben oui, suis bien le raisonnement : les verbes irréguliers sont irréguliers seulement quand on les met au passé, plus précisément au simple past et au preterite(**) Au présent les verbes irréguliers se comportent à peu près comme n'importe quel verbe à la con normal. Or s’il y a un truc dont on se fout solidement quand on est élève, c’est bien le passé ! Et à l’inverse, s’il y a un truc qui nous fascine quand on est enseignant c’est bien le passé.
CQFD !


Du passé simple faisons table rase sous les aisselles


Même en utilisant les trucs pédagogeeks les plus extrêmes (décharges électreeks, drogues de synthèse, balades en montagne) on ne parviendra pas à enseigner ce qui ne suscite pas l’intérêt. À l’inverse, quand l’élève grandira et qu’il aura de plus en plus de choses à raconter (au passé donc) le simple past et le preterite {footnote purulent} lui deviendront des sujets utiles ; et donc faciles à apprendre. Par exemple à l’âge bénit du garage band avec les potes, quand on écrit nos premières chansons en anglais. Avant, rien à faire, c’est mort.


Application prateek


Chers enseignants, lâchez-leur la grappe aux collégiens et jeunes lycéens avec les verbes irréguliers. Jouez le coin du bois, attendez patiemment la classe de première ou de terminale. Là, repérez les élèves qui ont formé un garage band (en gros 90% de la classe). À ceux-là, enseignez comment s’exprimer au passé en anglais.

Et si c’est difficile pour vous de patienter jusqu’à là, souvenez-vous qu’à l'âge que de vos élèves vous connaisiez ça par coeur.


We don't need no education
We dont need no thought control
No dark sarcasm in the classroom
Teachers leave them kids alone
Hey! Teachers! Leave them kids alone!
All in all it's just another brick in the wall.
All in all you're just another brick in the wall.





(*) Un peu dans la veine du mytheek "Tourniquet". La même veine, ouais, celle où il plante l'aiguille.
(**) Rien que le mot « preterite » ça sonne plus comme une maladie de peau que comme un temps conjugué(***).
(***) Eh toi, si tu lis les notes de bas de page en plus des apartés, t’es pas arrivé au bout de l’article !

Reggaeek metalleek

Merci Affif pour celle-là !!
Bon d'habitude le raggae j'aime pas trop (sauf Papa Style).
J'aime bien quand c'est un p'tit peu plus moins calme.
Mais là bon quand même, une reprise de Led Zep.
Whole Lotta Love en plus.
Allez bisous tous plein et écoutez moi-ça !


Des chips collées au palais


Antoine nous fait l'amitié d'un billet invité sur Metallurgeek.
Enjoy !



Aujourd'hui, je suis allé dans un bar écouter un concert. Deux guitaristes. Je connaissais l'un des deux, et je retrouvais plusieurs personnes de ma connaissance à l'occasion. Une bonne soirée en perspective, dirons-nous.

Mais horreur ! Bien qu'ayant pris soin de prendre un vêtement de pluie par temps de pluie, présence d'esprit inhabituelle chez moi, chose étrange tout autant qu'inattendue, j'ai cependant oublié de prendre quoi que ce soit pour noter des idées.

Des idées, tout le monde en a tout le temps, bien sûr. Ce qui différencie les gens du commun des scénaristes, ou disons, de manière plus générale, des créateurs, c'est sans doute que ces derniers savent d'une part noter toutes leurs idées plutôt que de les laisser filer, et d'autre part ne garder que les bonnes une fois la relecture venue.

Toujours est-il que me voilà dans un bar sans papier ni crayon, avec des gens sans papier ni crayon. Je sais que j'ai tendance à oublier toutes mes idées, les bonnes comme les mauvaises, et là, cerise sur le chapeau... j'allais boire de l'alcool ! Le pompon ! Malédiction ! Que faire, que faire ?

"Ton mobile !" me direz-vous. Oui, je pourrais transformer en bloc-note mon téléphone qui sert à téléphoner. Je pourrais créer un brouillon de SMS pour ne pas l'envoyer, juste pour garder ce qui me passe par la tête. Je suppose que ce n'est pas ma manière de faire, et j'ai choisi, à la place, le palais mental. En français, on dit la méthode des lieux.

Oui, vous savez, le moyen mnémotechneek. Celui de Patrick Jane dans The Mentalist. Celui de Sherlock dans Sherlock. Celui où on voit ce dernier se prendre la tête dans les mains et explorer de manière exagérément dramateek son palais imaginaire où sont entreposés tous ses secrets.
C'est donc ce que j'ai fait. À défaut de palais, j'ai choisi la maison de mon enfance.

Ainsi, en écoutant cette museek country pour laquelle j'étais venu, en regardant défiler le diaporama thémateek projeté sur un mur du bar, j'ai vu une image de pont couvert. Ce pont m'a donné une idée d'écriture à intégrer dans un roman. On pourrait imaginer un immense pont couvert qui traverse un fleuve. Ce pont serait large et pourrait abriter un marché, surtout les jours de pluie. Ce pont serait peut-être iconeek de ce village. Ce pont a donc trouvé place dans le petit escalier qui mène à la porte de mon ancienne maison.

En prenant l'apéro entre amis, il y a eu plusieurs tournées... pas d'alcool, non non, des tournées de chips. Avez-vous déjà observé la façon dont les biscuits apéritifs et autres amuse-bouches diminuent au fil du temps ? Considérons le schéma scientifeek précis ci-dessous. (Avec de jolis A pour faire les flèches.)



Observons tout d'abord la courbe rouge qui nous indeek qu'il y a de moins en moins de chips au cours du temps, ce qui est déplorable. Voyons ensuite la bleue qui nous montre que cette disparition effrénée se fait en plusieurs phases, qu'on peut légender en entrant dans l'esprit de n'importe quelle personne présente :

1 : AAAAAAAAAAAAAAAH DES CHIPS !!!
2 : Oula, calmons-nous, sinon mes tendances morfales vont être dévoilées au grand jour, diantre.
3 : Je crois que les autres en ont eu un peu plus que moi...
4 : Ben zut alors, ça disparaît vite ces bêtises ! Y'a plus que les petites cassées, elles sont moins bonnes, forcément.
5 : Je ne vais quand même pas manger la dernière chips, cela engendrerait chez moi un sentiment de culpabilité bien trop puissant, m'exposerait aux moqueries de mes camarades et m'obligerait à aller en chercher d'autres.
6 : ?

Heureusement, d'une manière ou d'une autre davantage de chips arrivent et le même cycle reprend, encore et encore. Un bol de chips a donc pris place dans la petite allée qui mène au jardin de mon enfance.

Vient un moment où le chanteur prend son harmonica et nous enchante de ses harmonies harmonieuses. Et me voilà de me dire, en bon instrumentiste, il m'en faut un. Probablement un harmonica en sol. Peu importe, il m'en faut un. À Noël peut-être ? Il faut mettre ça sur une liste de souhaits. À côté du tin whistle. (Puisque le ukélélé, c'est bon, c'est déjà fait.) Voilà donc un harmonica géant qui prend place dans la cuisine aux rideaux en crochet qui a hebergé les repas de mon enfance. Il a du mal à tenir dedans, et je ne vois pas comment on pourrait l'en sortir. À croire qu'on l'a construit à l'intérieur.


Mon bilan de cette soirée est que ces images vives fonctionnent. Vous allez me dire, retenir trois choses, c'est facile, pas besoin de ton palais chelou qu'est même pas un palais en fait. Ouais, mais d'une, j'ai pas une bonne mémoire, de deux, j'ai tellement d'idées qui fusent que c'est un certain bonheur mental que de savoir que celles qui m'importent sont sauvegardées en sécurité, et de trois, j'avais un peu bu, quand même.

Djiin au Thabor


Tu veux écouter Djiin(*) ?
C'est le 21 juin au Thabor

Tu veux pas les écouter ?
Ben t'y va quand même,
wohlaut'eh c'est quoi ces manières


(*) Z'avez vu, j'ai bien recompté les "ii" et le "n"
n.b. : j'ai piqué la photo sur FB, si ça gène côté copyright vous dites, j'en met une autre.

Djiin toneek !

Concert hier soir au Bar'Hic. Deux groupes : les Patates Carnivores puis Djiin. Une fois n'est pas coutume, je vais commencer par le second.

Djiin


Hmmm... comment vous expliquer... comme une tempête de sable en pleine tronche, mais plus fort avec des vrais morceaux de parpaing dedans. Tiens écoute. Grosse culture métal sur la batterie et la basse : pas de doute les fondations sont solides ! Dès le début Djiin te balance un son puissant, affirmé, abrasif.

Et là, pile au moment où tu croirais que c'est seulement de l'énergie, s'invitent l'émotion, l'exotisme, l'inspiration profonde. Harmoneeks tissées à la harpe dans le vent de sable, fulgurances funk, appels lointains du didgeridoo, Hendrix et Morrison planent en écho sur la guitare et la voix. Et surtout, ni vu ni connu, un djiin invisible s'insinue en spirale de fumée dans la transe : subtile touche de magie pour accorder tant d'influences musicales.
Croyez-moi, ça fonctionne. Sur scène, les cinq Djiin en ont dans les bronches. Leur museek a beaucoup à dire et – plus encore – à laisser deviner.

Les patates carnivores


J'ai beaucoup aimé aussi les patates carnivores. OK, pas mon style de museek à la base, mais en live ça le fait ! Ces gars-là ont la pêche, un humour au scalpel et une techneek franchement au point (ouaip, sauf sur le morceau répété une seule fois avant le concert ;). 

Mais ce qui ressort le plus, en tout cas je l'ai vécu comme ça, c'est la putain-de-connexion-avec-le-public. Clairement les patates carnivores utilisent le public comme un instrument supplémentaire. Impression qu'on est potes depuis dix ans. Ça se retrouve aussi dans leurs textes : intimes, honnêtes, drôles même dans le désespoir. Un sacré bordel festif, virtuose et pétillant.

Allez, bizzz à tous les poilus des cheveux, et better run au prochain concert des Djiin Carnivores ;)

La pluie yeah yeah La pluie yeah yeah yeah yeah



Ouais, ouais, en ce moment je me foule pas pour écrire des articles. Ouais ouais ouais ouais.

Agnes Obel : pas métal, mais à écouter d'ugence


OK, OK, pas du métal.
Mais juste comme si on te passait la langue dans l'oreille droite pendant 4 minutes 25 secondes.
Tiens, je t'en mets un autre pour l'oreille gauche.