Sub-Culture Retro-Geek
Deux trois bricoles à vous mettre dans l'oreille. Ou pas, vu que ça n'est pas du métal. Juste des sons plus ou moins anciens, mais fabriqués plus ou moins récemment.
Dubmood : du son 8bit intéressant. Old School. Dubmood est la preuve vivante qu'on peut être suédois et se balader avec un poulpe sur la tête tout en faisant du son 8bit. Pas facile.
Mitch murder : du son tout poucrave comme dans les années 80, sauf que c'est fabreeké maintenant. À s'y méprendre. Merci E. de m'avoir branché là-dessus. En plus j'adore les morceaux où on entend des pilotes de chasse qui se parlent en radio, genre "Do you copy?" ou "Mayday ! Mayday ! Ici Fox-Trot Bravo. Y-en-a partout, ils shootent à 6 heures plein nord à 6 nauteeks ! F*ck, on va passer under plafond, redresse ! OK Je décroche en vrille de dégagement inversée clothoïdale et j’enchaîne sur un Yo-Yo à 5 G négatifs en double split. S'ils me follow ils vomissent dans leur casque !"
Atari Teenage Riot : apparemment j'étais bien le seul à ne pas connaitre... Comment les décrire... Jeunes, un peu énervés, clairement épris de liberté, subversifs. Assez standard quoi. Ouaip, sauf que eux ils sont *vraiment* dingues parce qu'ils ont des ATARIs !!!!
Normalement, à ce stade vous avez les oreilles en sang. Alors, je vous met un petit coton tige pour nettoyer tout ça. Du gros Kreator à l'ancienne, vieilli en fut de grosse caisse, dont je ne me suis jamais lassé et dont je ne me lasserais jamais : https://www.youtube.com/watch?v=cmxliVBDz98
C'est trop bon ça ! Tiens je vous le remet :
https://www.youtube.com/watch?v=cmxliVBDz98
https://www.youtube.com/watch?v=cmxliVBDz98
50 nuances de LaTeX
Mon traitement de texte préféré c'est LaTeX. Certes c'est verbeux, mal foutu, pas WYSIWYG, ancien, avec une syntaxe incompréhensible, bref c'est tout pourri. Mais à la fin le résultat est juste magnifeek. Et ça se versionne bien sous GIT alors que Word laisse tomber !
L'autre jour, j'avais oublié comment mettre du texte en gris clair. Tout naturellement je tape "LaTeX grey" dans un moteur de recherche opéré par une petite start-up californienne. Réponse conforme à ce que j'attendais : plein de liens vers le package Colors de LaTex. Normal.
Et là, comme saisi d'une soudaine malice, je glisse langoureusement ma souris sur la recherche par image. La réponse est *très* différente, quoiqu'intéressante aussi. Je vous laisse comparer les deux captures d'écran.
C'est surement ça qu'on appelle un glissement sémanteek.
![]() |
| LaTeX grey, recherche en mode texte |
![]() |
| LaTeX grey, recherche en mode image |
La règle et l'exception (*)
J'ai appris récemment une nouvelle règle, que je vous énonce derechef : Une règle sans exception est une règle idiote. J'aime beaucoup. Parce que ça parle à mon côté grain-de-sable-dans-la-machine. Parce que l'exception c'est le sel de la vie. C'est la matière première dont on fait les contre-exemples. C'est ce qui rend au monde la complexité qu'on essaye de lui enlever, et sans laquelle on s'emmerderait à mourir.
![]() |
| Juste un petit clin d'oeil |
Je vous laisse réfléchir aux implications infinies que ça engendre, parce que moi, exceptionnellement, je vais éviter de réfléchir (ou pas).
(*) Exceptionnellement, je mets une note de bas de page dans le titre. Juste pour vous donner un titre alternatif : "La règle EST l'exception."
Pour qui sont ces drones qui sifflent sur vos têtes ?
Ces derniers temps des drones survolent divers lieux clé de la capitale et d'ailleurs. C'est ennuyeux. La presse en parle et les autorités s'en préoccupent. C'est rassurant.
C'est rassurant, mais à mon avis ça ne suffit pas...
Du coup, Metallurgeek a mené sa propre enquête, avec le sérieux et la rigueur qu'on lui connait. Sans vouloir me la péter, je crois bien que j'ai trouvé d'où partent les drones.
Il existe même la page Wikipédia de Saint-Pardoux-de-Drône.
Tout en MAJUSCULES !
Version courte et efficace
Sous VIM, la
séquence « gggUG » met tout le fichier en majuscules. Et la séquence « ggguG »
met tout le fichier en minuscules. Quant à « ggg?G » ça met tout le fichier en ROT13, mais ça je l’avais déjà dit.
Version longue et chiante
VIM est
décidément un univers à part entière. Ce n’est pas un éditeur de texte, c’est
un atelier de sculpteur ! Tel Rodin burinant les « portes de
l’enfer » vous pouvez prendre du texte brut et le façonner à votre guise.
À partir de lettres amorphes et désordonnées vous pouvez ainsi composer un poème,
du code, la liste des commissions, etc. et en faire la mise en forme.
Ainsi, la
séquence « ggguG » met d’un coup tous les caractères du fichier en
minuscules. Sublime. Décomposons la séquence afin de bien en comprendre la
logeek. Tout d’abord précisons que - malgré les apparences - il ne s’agit pas
d’une séquence d’ARN messager du genre guanine- guanine- guanine- uracile-guanine(*).
En fait :
gg signifie :
va à la première ligne.
g signifie :
commence la conversion ici.
u/U signifie :
converti en minuscule/majuscules.
G signifie :
jusqu’à la dernière ligne.
On peut
aussi la jouer à l’ancienne en exécutant du code externe (Linux) : %!tr
["A-Z"] ["a-z"]. Libre à vous de trouver ça beurk ou
magnifeek. Ou de vous en battre copieusement les steaks.
Perso je retourne
visionner Z-Nation.
(*) Spéciale
Nadine ;)
Lost in (machine) translation
Je suis très fan
de la traduction automateek. Plus généralement, j’adore tout ce qui ressemble
à discuter avec une machine, sujet sur lequel je reviendrai prochainement. Pour
moi, la traduction automateek c’est parfois utile, souvent drôle, et
toujours poéteek.
Parfois utile
Par exemple au
boulot quand je dois analyser un document en japonais. Oui, ça m’arrive. Il se
trouve que je connais quelques mots de japonais, mais c’est très limité au
domaine du combat, genre Oi-Zuki-Jodan ou Ō-soto-gari. Franchement, dans mon
métier ça m’aide assez peu. Du coup, la traduction automateek est mon amie.
Même si c’est approximatif, même si ça manque de nuances, même si c'est pas au point (au poing ?).
Souvent drôle
En quoi la
traduction automateek est drôle ? Justement, parce que c’est pas au point.
Voici un exemple récent que j’ai eu grand plaisir à élaborer et à capturer pour
vous.
Je pense, au
risque de tomber dans le vulgaire le plus trivial, que nous sommes ici en présence
d’une trou-duc-tion automateek.
Toujours poéteek
![]() |
| Mélanger les langues c'est *toujours* poéteek. |
D'abord parce que
mélanger les langues c’est *toujours* poéteek. Ensuite parce que ça donne l’impression
de converser avec un enfant surdoué et naïf. Une sorte d’idiot-mateek si je
puis me permettre(*). Enfin parce que ça fait penser à Raymond Prévert ou Jacques
Queneau : Prenez un mot prenez en
deux, faites les cuir’ comme des œufs, prenez un petit bout de sens, puis un
grand morceau d’innocence...
Et bien on peut
faire de la poésie avec la traduction automateek en prenant une phrase, en la
traduisant dans une langue, puis dans une autre, puis en revenant à la langue
de départ, etc. Parfois ça boucle, parfois ça nous emporte vers l’infini et
au-delà.
Voici ce que
deviennent les vers de Queneau sus-cités après un petit détour par le japonais :
Et faire le cuir comme l'œuf , le
sentiment de prendre les mots, de prendre deux peu de temps après l'innocence
et de prendre le plus...
Un poème à vous
tirer les vers des yeux par les oreilles que le grand Oulipien lui-même n’aurais pas désavoué !
(*) Au point où
on en est...
King of Metal!
J'ai toujours apprécié que les enfants m'offrent des dessins. Genre bonhomme bipède avec plein de doigts. Ou maison avec des tonnes de fumée qui sortent de la cheminée.
Ce soir ma fille m'a offert ce dessin, sobrement intitulé "Le roi du métal".
Franchement, je lui trouve quelque chose... Est-ce le côté androgyne ? Cet air d'avoir poutré toute la nuit en concert ? Ou alors cette tronche de Korrigan(*) ? Ou ce petit bout de queue de diablotin façon FreeBSD ?
Mais ce que j'aime le plus c'est qu'elle a dessiné ça exprès rien que pour son poupa chéri, râpeux(**) et poilu des cheveux dehors, tout fondant dedans.
<3 \m/
(*) C'est l'occasion de rappeler que nous comptons parmi nos lectrices LA spécialiste mondiale des korrigans qui regardent la lune en rêvant ;)
(**) Râpeux hein, pas rappeur.
Décider ça prend du temps, du temps, du temps...
Je dis souvent qu'il vaut mieux une mauvaise décision que pas de décision du tout. La sagesse populaire exprime cette idée sous la forme suivante : "Il n'y a pas de bon vent pour qui n'a pas de cap."
XKCD, que j'adore, illustre ça par un dessin tout simple : trois traits noir et blanc et on a tout compris, rien à ajouter.
M'en fous j'irai quand même !!!!
T’ain pas de
places pour le dimanche au HellFest. Pourtant j’ai tout essayé : presque dès l'ouverture des ventes, à partir de plusieurs adresses IP, reload et tout et tout. Ben non : rien, nada, walou!
Pas grave, j’ai
un plan!
M'en fous, j'irai j'irai j'irai \m/ \m/
Et en attendant, j'en profite pour vous remémorer mes HellFest précédents :
Et en attendant, j'en profite pour vous remémorer mes HellFest précédents :
- Le Hellfest raconté par ma pompe gauche
- Du port de la cotte de mailles dans les concerts de métal
- Ciel mon HellFest !
Metallurgeek est-il un hamster zébré ?
Eh oui, *encore* un rêve de Metallurgeek ! J’avais déjà raconté ici même
un cauchemar un peu chelou ainsi qu'un rêve de verre à moitié plein. Mais cette fois, on se dirige carrément vers l'étrange...
Je vous la fais courte : je suis un hamster. Le genre hirsute et avec des rayures
de zèbre (!) Ma cage est posée sur une minuscule scène de théâtre. Je cours à
toute vitesse dans la petite roue en grillage. Je cours je cours je cours, limite à m'épuiser.
Mais au bout d’un moment je remarque que
ça sent super bon les huiles essentielles d’orange et de lavande. Je remarque
aussi qu’il y a plein d’autres hamsters zébrés comme moi tout autour. Plutôt souriant. Et ça me calme un peu.
Alors j’arrête de courir et je me mets à méditer façon Yoga Nidra. Là je me réveille en sursaut et un canard portant un t-shirt "I <3 Dabrowski" me fait un clin d’œil(1).
Si vous êtes capable de trouver la moindre parcelle de sens dans tout ça, c’est
que vous êtes au moins aussi barrés rayés que moi. Dans ce cas parlez-en, ne
restez pas seul avec ça… Parce que, sérieux, ça doit être lourd à porter pour vous.
![]() |
| Troupeau de hamsters en liberté (j'ai bon là ?) |
(1) Après plus ample analyse, il apparaît qu'il existe au moins deux Dabrowsk(y|i) célèbres : Kazimierz Dabrowsky de de la société royale de médecine et Nadège Dabrowski de Secret Story. Dans le doute, je vais m'intéresser aux deux.
Alors Metallurgeek, on fait moins le malin maintenant…
Autant l’avouer tout de suite, je ne fais pas le malin en ce moment.
Pourquoi ? Tout simplement à cause d’une petite expérience que j’ai tentée
sur moi-même et que je vous détaille ici, afin de mieux vous la déconseiller.
Avant tout, une première digression : j’ai lu quelque part que, pour
captiver ses lecteurs, il faut commencer ses billets par des phrases courtes,
efficaces, punchy. Le genre qui dit en cinq mots la substantifeek moelle de l’article.
Ben franchement, relisez le début, c’est raté ! Même moi, en sachant précisément
où je veux en venir, j’ai du mal à comprendre le début.
Mais quoi, on est sur Metallurgeek oui ou non ? Je sais que vous êtes
un lectorat d’élite. Et me faites pas le coup de je-suis-arrivé-ici-par-hasard, ça prendra pas.
Bon alors j’en étais où ?
Ah oui, ma petite expérience désastreuse. Comme souvent avec moi, ça
commence par une côte fêlée. Eh oui encore. Genre légèrement fêlée juste avant Noël puis bien re-fêlée
en début de semaine dernière et encore plus il y a quelques jours à l’occasion
d’une chute mémorable. Bref, archi-fêlée. Comme moi.
En soi, ça n’est pas si grave. Ça gêne un peu mais ça se remet bien jusqu’à
la prochaine fois. Ouaip. Sauf que là j’ai eu l’idée lumineuse de choper la
grippe. Et pas n’importe quelle grippe. Pas la grippe du poulet du porc ou du triton (que je viens d’inventer à l’instant). Non, une grippe bien
comme il faut, carabinée, incapacitante, débilitante. La grippe du geek :
la « greep ».
Deuxième digression : ceux qui connaissent mon goût obsessionnel pour
la command UNIX « grep » apprécieront ma manière d’orthographier « greep ».
Les autres s’en battront vigoureusement les steaks et ils auront bien raison.
Alors me direz-vous, quel rapport entre la côte fêlée et la greep ? Et
bien tout naturellement : la toux. À chaque fois que je tousse, c'est à dire toutes les trente secondes, ça me
défonce la côte de l’intérieur. Un vrai régal. Ça fait comme un coup de
poignard mais de dedans. C’est pas pour faire ma chochotte, mais vers 4 heures
du matin à l’heure de la quinte matinale ça picote gentiment.
Et c’est pas tout ! À chaque fois que j'encaisse comme ça, vient invariablement un moment où la situation me fait rigoler. Et là c’est pire ! Vas-y tiens, essaye : fêle toi franchement une côte, tousse un grand coup et rigole tout de suite après. Ça le fait non ?

Troisième digression : oui cher lecteur, je viens de te tutoyer en adresse directe. C’est parce que j’ai estimé qu’à ce stade du billet, il reste très exactement un seul lecteur : toi. Du coup je joue l’intimité, le côté « nous deux et pas les autres ». Alors merci, uneek lecteur survivant, pour ta ténacité. Moi franchement j’aurais arrêté de lire dès le titre.
Pour finir, je vais quand même tenter une phrase efficace : si ma côte
pouvait me lâcher la greep, franchement ça m’arrangerait.
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