Plus que vingt fois...

Il est des engagements auxquels on ne saurait se soustraire. Il y a fort fort longtemps, un gamin de 17 ans a fait une promesse pour tout le reste de sa vie. S'il y a bien un truc qu'il faut respecter, c'est une promesse de gamin.

Bon j'expleek parce que là vous êtes aux fraises


À 17 ans, au cœur d'une nuit improbable, j'ai écouté LE solo de batterie de Moby Dick. Ce solo je l'avais déjà entendu plusieurs fois. Mais cette nuit-là, je l'ai écouté.

Un quart d'heure de parpaing dans la tronche, ciselé au cutter, crucifié à la nuit. Pas facile de décrire ce que ça fait. Mettons, un peu comme quand un TGV sous cocaïne te roule dessus tout nu pendant une pluie de météorites. En plus intense. Tiens ben je le met à la fin de ce billet, comme ça tu me diras.

Il y a un avant et un après


Je me suis réveillé au petit matin vers 14h30, aux quatre coins de Paris éparpillé par petits bout façon puzzle. À 14h31 précises j'ai décidé, solennellement, que-le-solo-de-Moby-Dick-était-trop-dangereux-pour-moi.

J'ai estimé à cinquante le nombre d'écoutes supplémentaires que mon cerveau pourrait supporter avant d'aller rejoindre John Bonahm en enfer. Pas une fois de plus. Cinquante précieuses écoutes pour tout le reste de ma vie. Depuis ce jour, je n'ai jamais perdu le compte.

Plus que vingt...


Retour au présent. Aujourd'hui, de minuit à minuit et quart, je me suis ré-écouté le putain-de-solo. C'était la trentième fois. Attends je fais le calcul si je me goure tu dis. Cinquante moins trente ça fait.. euh... oui c'est ça : vingt. Plus que vingt fois et après c'est le HellFest éternel en VIP. Autant vous dire que chaque fois compte, plus précieuse que la précédente.

S'il y a bien un truc qu'il faut respecter, c'est une promesse de gamin.


Sortir du labyrinthe, pourquoi faire ?

Ayé, j'ai compris pourquoi je ne trouve jamais la sortie des Labyrinthes.

C'est parce que je ne la cherche pas !

Petite rétrospective des Labyrinthes que j'ai aimé parcourir.
Et dans lesquels il m'arrive parfois de retourner.
Quand je n'ai pas envie de trouver la sortie.


1982 - Mazogs sur ZX81

1982 - 3D Monster Maze sur ZX81

1986 - Sorcery sur Amstrad CPC

1987 - Dungeon Master sur Atari ST

1988 - Ularn sur PC SCO Unix

1989 - Prince of Persia sur PC

1992 - Ultima Underworld sur PC

1993 - DOOM sur PC

1994 - Heretic sur PC

1996 - Duke Nukem 3D sur PC

1997 - Diablo sur PC

2000 Diablo II sur PC
2005 - Trackmania Nations sur PC(*)

2011 - Skyrim sur XBOX 360

2014 - Portal II sur PC Linux


(*) Techniquement Trackmania n'est pas un labyrinthe. Ceci dit pour passer dans les 10000 sur 200 millions (sans cheat !), ça devient un pur casse tête.

Aum sweet Aum

Je partage ce glyphe que j'adore. Il s'agit de la syllabe Aum, importante dans l'hindouisme. Écrite en Tamil et stylisée. Chacun voit ce qu'il veut. Perso j'aime bien le côté "crâne-de-hacker-années-quatre-vingt-dix". Mais plus encore j'adore, à droite, la forme en défense d'éléphant. Elle évoque Ganesh, celui qui supprime les obstacles. Et accessoirement Déva de l'intellect et de la sagesse.

Museek pour mediter

Un classek

Méditation

L’Inde me surprendra toujours


Dès que je crois avoir compris quelque chose à l'Inde, je suis à côté de la plaque (tectoneek). Remarque je dis ça, mais ça le fait aussi en France. Non sérieux, l’Inde c’est un contre-pied permanent.

Exemple


Je suis en voyage en Inde. Je discute avec un gars du coin rencontré à la pause. Nous sommes tous les deux dans un espace fumeur et nous avons tous les deux arrêté de fumer l’année dernière. OK, je vous vois venir direct, vous allez demander ce qu’on fout dans l’espace fumeur. Parce que c'est à l'ombre. Et puis plus loin il y a des cochons dégueus qui puent la mort en broutant des épluchures de gravats.

Tout logiquement la conversation s’oriente sur nos méthodes respectives d’arrêt de la cigarette. Lui le yoga et la méditation. Moi la bouffe et le sexe. Deux écoles bien distinctes donc. Le gars me décrit en détail tous les bienfaits de sa prateek. J’ai à faire à un expert ! C’est précis, vécu, intense, authenteek. C’est si convainquant que je vais refumer pour essayer sa méthode.

À ce moment précis j’en suis même tout ému. Et je veux me mettre pour de vrai à méditer. J'ai essayé un peu déjà, mais plutôt en dilettante, en écoutant du black métal.

Et c’est là que - tout pétri de lieux communs - je lui clichette : C’est vrai que l’Inde c’est quand même LE pays de la méditation. Je veux dire vous apprenez dès votre plus jeune âge, pour vous c’est comme respirer quoi. Quelle merveille !

Le gars me répond tranquille : Ben c’est-à-dire que moi je m’y suis mis seulement l’année dernière, juste pour arrêter la clope en fait.

Moi : …

Lui : Non parce que mes parents sont témoins de Jéhovah alors ils ne peuvent pas saquer la méditation, petit je n'ai pas appris. Du coup j’ai acheté « la méditation pour les nuls » sur Amazon et j’ai youtubé.

Moi : …

Lui : Par-contre, autant c’est efficace pour la clope, autant le côté spirituel ça me gave, mais ça me gave !

Epilogue


Franchement ça m’a décomplexé. Je me suis mis à lui parler de ma (modeste) prateek. Notamment la métode AORA(*). Il a trouvé ça super il veut essayer ! On a échangé nos mails, je viens de lui envoyer un lien sur le sujet.





(*) #Meriosa ;)




Du VIM, ça faisait longtemps

Ouaip, trop longtemps que j'avais rien blogué à propos de VIM. Je sens bien que ça vous manque mes chéri.e.s. Alors donc tout de suite maintenant deux trois trucs sympas et bien geeks comme il faut.



Joindre les lignes d'un fichier, sans espace intercalaire
    :%j!
(plus direct que ma méthode d'avant)


Chiffrer un fichier, la manière simple
    :X


Chiffrer un fichier, la manière plus sécurisée
    :setlocal cm=blowfish2     (*)
    :X


Arrêter de chiffrer un fichier
    :setlocal key=
    :X
(pas con ça, si la clé est vide le fichier n'est plus chiffré.)



(*) Blow a fish, fire a gun...

Geek Background

Fabriquer une condition avec des opérations arithméteeks

Une à deux fois par nuit je me réveille en sueur froide avec une grande question existentielle dans la tête. En général c'est plus ou moins des histoires de zombie post-apocalypteek. Ou du hack. Des trucs fun quoi. Eh bien en ce moment c'est plutôt des questions de math et de programmation(*). Encore plus fun !

Ma question de cette nuit


Peut-on fabriquer une condition avec juste des opérations arithméteeks ?


Réponse courte : oui, on peut




Réponse longue comme... la fin de 2001 l'Odyssée de l'espace


Pour commencer l'énoncé mérite quelque précision(**). Par opérations arithméteeks j'entends des opérations usuelles sur les nombres. Par « condition » j'entends une structure du style : SI <gnagnagna> ALORS <pouetpouet>. 

La partie compliquée à réaliser c'est le <gnagnagna>. Quand on y pense il s'agit d'une fonction définie partout mais pas continue. On peut d'ailleurs concentrer la difficulté en un point précis et transformer l'énoncé en : fabriquer une fonction z(x) qui s'annule seulement quand x égale zéro. On va même épurer le problème en demandant que la fonction z soit « normalisée » c'est-à-dire : SI x=0 ALORS z(x)=0 SINON z(x)=1. Perso, si on me donne ça comme fonction, je sais réaliser n'importe quelle condition sans trop me fouler. Et du coup j'aurais moyen de me rendormir.

Des fonctions z de ce type là on en rencontre à tous les coins de rues. Enfin disons dans le moindre bout de code. Et c'est très facile à définir en utilisant une définition par cas(***).


Seulement voilà, la définition par cas n'est pas arithméteek. Mais alors pas arithméteek du tout. En gros elle ne travaille pas vraiment sur les nombres comme le font par exemple l'addition ou la multiplication. Du coup va falloir réfléchir deux minutes. Petite précision tant que j'y suis, je me suis interdit de chercher la solution direct sur Internet (en fait c'est surtout que je ne savais pas trop quoi googler comme question). Du coup, obligé de chercher dans ma tête. Tu verrais le foutoir là-dedans on dirait ma piaule !


Bricole ta fonction avec Metallurgeek


D'abord la fonction devrait être symétreek autour de zéro. Ben ouais, y pas de raison que ça marche moins bien pour les négatifs que pour les positifs, hein ? Après j'ai vaguement l'idée qu'il faudrait diviser un truc par un autre de manière à empêcher la fonction de croitre arbitrairement. Et pour que la fonction s'annule en zéro une puissance paire de x au numérateur pourrait l'affaire. Au dénominateur il faut un truc qui ne s'annule pas. Parce que quand on annule un dénominateur ça peut créer une vergence dans la force. Tant qu'on y est ça serait bien que le dénominateur soit un poil plus grand que le numérateur. Comme ça la fonction resterait gentiment inférieure à un. Dernier truc, j'ai besoin d'une primitive fondamentalement pas continue. C'est là que j'utilise la fonction plancher. Ça on ne va pas y couper parce que je sais trop fabriquer du discontinu avec que du continu. Reste plus qu'à inverser les retro-gradateurs de tension, stabiliser l'endo-phase éthylo-plasmateek, refroidir la planète, et ça devrait le faire.

Et c'est ainsi qu'on arrive à la fonction indiquée au début de l'article. Clairement je ne suis pas le premier à avoir (re)trouvé ça. À mon avis c'est déjà dessiné sur les grottes de Lascaux (Dordogne) ou sur les grottes de La Squaw (Wyoming). Mais quand même je suis content, j'ai mitonné ma petite fonction et je peux me rendormir du sommeil du juste.


Epilogue : à quoi ça sert ?


  1. Dans la vraie vie, ça sert à se rendormir.
  2. En hacking, ça sert à coder une condition dans un payload injecté sans avoir besoin du caractère espace.
  3. En science fiction, ça sert à sauver les colons humains dans un vaisseau spatial dont l'IA a été contaminé par une intelligence mi-belliqueuse mi-hostile mi-traillette. Le seul module qu'on contrôle encore c'est le module arithméteek parce qu'il est de fabrication française et donc trop anteek pour être vérolé.

Epicologue : et les nombres complexes alors ?


Ben ouais, si x = i, le dénominateur il s'annule quand même ! Du coup, nouveau réveil en sueur froide...



(*) J'ai déjà ma question pour la prochaine nuit, et ce sera de la grammaire. Faut-il dire « en ce moment c'est plutôt des questions » ou « en ce moment ce sont plutôt des questions. » L'usage de base penche pour la solution 1, la doxa penche pour la solution 2. La bonne solution est surement la 3. Ou la 4.
(**) Quelque précision ? quelques précisions ?
(***) Ou encore plus pédantement en utilisant le crochet d'Iverson.




Le sourire est le commencement de la grimace

Alors visiblement la mode est à la dépression souriante.

J'ai vu ça partout cet été y compris dans des médias hyper-sérieux genre FB, La provence, Twitter, Femme Actuelle (*). Le terme dépression souriante existe depuis longtemps mais son usage augmente rapidement ces derniers temps. Tiens je te copie colle un google trend pour "smiling depression" (en rouge) versus "masked depression" (en bleu ).

Franchement la dépression souriante je trouve ça pas con du tout. Je veux dire, quitte à broyer du noir, autant sourire quand même c'est toujours ça de pris. Le seul problème évidemment c'est pour détecter la guérison. Comment ça se passe quand on guéri d'une dépression souriante ? On se met à faire la gueule du jour au lendemain ? Parce qu'à ce compte là des gens qui ont guéri j'en connais un paquet !

Allez, petite blague de comptoir sur le thème, histoire de... sourire un peu. Un gars entre dans un bar et commande cinq bières. "Des pressions ?" demande le barman. "Nan alcoolisme." (**)



(*) Pendant les vacances j'essaie de lire des trucs un peu compliqués. Pour tout vous dire j'ai aussi lu la moitié d'une thèse en crypto, mais ça c'était intéressant, donc simple.
(**) Ouais, à l'écrit ça rend pas les histoires de comptoir.

Si c'est probable, ça ne l'est pas

Amusant tous ces sites qui donnent les Sujets Probables du Bac 2019. Que se passe-t-il si un tel site publie à l'avance l'un des vrais sujets ? Une fuite d'info quoi. Obligé de re-faire l'épreuve, la galère !

Donc si un sujet apparaît dans la liste des sujets probables c'est - très probablement - parce qu'il ne sortira pas cette année. CQFD. Si c'est probable, ça ne l'est pas. Une sorte de variante probabiliste du paradoxe du menteur.