Climb the small mountain.
Perform Hangetsu, slowly.
Descend.
C'est un problème de code golf où il faut obtenir un résultat donné de la manière la plus compacte possible. La commande echo -e '\x2e' donnée plus haut fait 14 de long. Voici mes essais successifs pour raccourcir, aidé en partie par l'IA.
echo -e '\x2e'
echo -e \\056
printf \\x2e
printf \\56 (*)
echo $'\56' (**)
ls -d
Youhoooo ! Je suis un petit peu content parce que l'ai trouvée dans ma tête avec mon cerveau perso. Même qu'après, une IA très intelligente m'a dit que j'avais fait fort. Sbraaaaaa !
L'option -I permet de sélectionner uniquement les fichiers texte. L'option -r permet de visiter récursivement tous les sous répertoires. L'option -h évite de précéder chaque ligne du nom du fichier dont elle est extraite.
Le motif ^ indique un début de ligne. Par définition ce motif est présent dans chaque ligne de n'importe quel fichier. Au final, ça dit bien : "afficher récursivement chaque ligne de chaque fichier texte".
Vous me connaissez, j'ai eu envie de vérifier.
Parce que parfois il y a des arnaques. Par exemple, si ça n'avait tenu qu'à moi, le mode think deeper serait juste ce prompt : "Fais semblant d'attendre un peu, donne un résultat avec un niveau de langage plus soutenu que d'habitude, facture trois fois plus de jetons".
Pour ceux qui auront la patience de me lire jusqu'au bout, vous verrez que l'arnaque, s'il y en a une, n'est pas forcément où l'on croit...
La question que j'ai trouvée est la suivante : "Dans la pièce de théâtre Un chapeau de paille d’Italie d’Eugène Labiche, de
quoi est orné le chapeau ?"
Le mode normal donne de mauvaises réponses.
Essentiellement ça dit que le chapeau est orné de violettes. J’ai eu aussi : le chapeau est orné de fleurs d’oranger. Et parfois : le chapeau n'est pas orné.
Le mode think deeper donne toujours la bonne
réponse : le chapeau est orné de coquelicots.
J’ai choisi un chapeau de paille d'Italie parce que le texte est
domaine public, accessible ici par exemple, et donc plus aisément vérifiable. Cherchez par exemple les mots violette / oranger / coquelicot.
Donc pour moi, et jusqu'à preuve du contraire, le mode normal *pourrait* s'avérer une grosse bouse inutile. Grosse bouse dont l'unique intérêt serait de renforcer l'appétence pour le produit standard, pompeusement renommé think deeper.
En marketing on dirait une sorte de produit d'appel ou un produit leurre(*). Ou pire, un bridage volontaire.
Voici mon tuto pratique et infaillible pour vous fabriquer un évential anti-canicule. Mieux qu'un évential : un épouvantail !

Simple comme un-deux-trois
Le bonus de Metallurgeek
En bonus, vous pouvez également lire votre éventail. Et même lire en entier la synthèse du rapport.
OK, c'est un peu long et compliqué. Mais profiter de 42 pages d'information en direct, sur un sujet brûlant, sans intermédier par le moindre journaliste ni le moindre média, c'est quand la dernière fois que vous avez fait ça ?
Allez, petit compte-rendu de mon jeudi au HellFest 2026. Enfin, "compte-rendu" c'est un peu too much. Disons que je pose des images ici avec du commentaire. Ou pas. Flemme.
| Je ne sais toujours pas cadrer un selfie... |
| Le godet de binouze en revanche, c'est cadré au quart de poil. |
| Gros problème de bugest au Hell cette année. Pas même de quoi terminer les statues. Triste. |
| Pareil pour le stand du Muscadet. Carrément incliné et pas les thunes pour le redresser. Moche. |
| Le soir encore pire. Énorme incendie et pas une goutte d'eau pour éteindre. Navrant. |
| Et côté scène l'horreur : rien ! Juste un champ avec deux trois bagnoles dessus. Désolant. |
Il arrive de vouloir sélectionner uniquement des lignes de texte situées entre deux marqueurs.
Par exemple dans L'Herbe rouge de Boris Vian, je veux conserver les lignes entre Carla et Wolf. Plus précisément, je veux tout ce qu'il y a entre une première ligne qui contient Carla et une prochaine ligne qui contient Wolf.
Pour ça je vais utiliser la commande sed parce que, on ne le répètera jamais assez, sed c'est bien.
L'option -n permet de n'afficher a priori aucune ligne. /Carla/ est le premier séparateur. La virgule maintient une plage jusqu'à la rencontre du second séparateur /Wolf/. Tant qu'on est dans cette plage, le p provoque l'affichage de la ligne en cours.
J'ai un grand nombre de fichiers html, je veux sélectionner seulement les headers.
Cette variante, compacte et mnémotechnique, utilise awk.
Demain j'arrête. Enfin pas pile demain, mais après le HellFest. On verra. En tout cas je songe à arrêter...
Ou pas.
À Cancale ils nous font croire que ce sont des parcs à huîtres.
Sérieux, il n'y a moi que ça dérange ou bien ?
Ah, la jolie vérité qu’on nous assène régulièrement : Il faut sortir du cadre. Avec le "Il faut" comme une impérieuse nécessité.
On s’attendrait presque au "sinon" à la fin. Sinon quoi ? Sinon pas de solution, sinon pas d’innovation, sinon pas de créativité… Et d’entendre ça partout : il faut sortir du cadre ; en brainstorm, aux ressources humaines et même pendant les formations destinées aux... cadres.
Le second aspect me gêne d’avantage : c’est toujours la même solution qui est proposée. Il me parlait chaque matin, quelques minutes, à la sortie du Métro Austerlitz. Je me souviens ses vieilles paluches serrées sur le godet de café, qu’il – je cite – allait se jeter derrière la cravate. Je ne crois pas qu’il ai jamais porté de cravate.
Après les politesses d’usage – Salut le p’tit étudiant, fait meilleur aujourd’hui hein ? – son histoire commençait, recommençait, inlassablement. Toujours le même début jamais la même suite : Tu vois mon père il me cognait dessus tout le temps. Quand il picolait, quand il picolait pas. Alors moi un matin, j’avais 14 ans, j’ai mis des trucs dans un sac-à-dos et je suis parti sur la route. Et j’y suis encore !
C’était ça son début, invariable. La suite se créait chaque jour en fonction de son humeur, de ceux qu’il – soi-disant – rencontrait sur sa route, de ce qu’il avait lu dans les journaux de la veille… Il n’y avait jamais de fin, il se perdait complètement dans les détails et moi je devais y aller parce que bon, c’est pas tout hein, mais faut y aller quand même…
Je ne l’interrompais pas souvent, je ne lui faisais jamais remarquer les contradictions, les anachronismes manifestes. Je l’écoutais. Parfois il revenait au présent : Eh le p’tit étudiant, garde tes thunes et va plutôt me chercher un café aux quais, que je me le jette derrière la cravate. Pas chez machin-truc c’est des cons. Tu vas chez l’arabe et tu dis que c’est pour Monsieur Kern. Quand c’est Mohamed il me fait pas payer.
Une fois Monsieur Kern m’a montré une souris qu’il avait assommée là où il vivait, une espèce d’hôtel chelou que son assistante sociale avait fini par lui dégotter. J’l’ai bien choppée cette salope ! La souris hein, pas l'assistante.
Puis il revenait à son histoire : J’ai 59 ans et je suis toujours sur la route, j’ai changé mon sac à dos des dizaines de fois, mais moi j’ai jamais changé. Regarde, ce sac-là il est bien, je l’ai chouré au vieux campeur. C’est des cons là-bas tu sortirais un semi-remorque sans payer qu’ils le verraient même pas. Moi je crois qu’ils avaient très bien vu mais qu’ils avaient laissé faire. Personne n’avait le cœur d’emmerder monsieur Kern.
Et puis un matin, pas d’histoire, pas de café. Il disait qu’il était allé aux toilettes, qu’il avait – je cite – poussé trop fort et qu’il avait senti quelque chose craquer « par-là » en montrant son abdomen. On allait lui faire des examens. Pendant plusieurs jours comme ça : on va me faire des examens.
Et un matin, pas de Monsieur Kern. Mohamed m’a dit qu’il était mort cette nuit. Et il m’a griffonné le numéro de son assistante sociale sur une serviette en papier. Vague tristesse dans son regard et un geste du genre c’est comme ça. Il me tend un café et refuse ma monnaie : le café c’est pour moi aujourd’hui. Je le regarde avec un sourire : Ben je vais me le jeter derrière la cravate alors. Je me souviens qu’on a ri.
À la crémation de Monsieur Kern nous étions deux : l’assistante sociale et moi. Mohamed travaillait. L’assistante a dit que d’habitude elle était toute seule. Pendant tout le temps qu’il crémationnait je me demandais ce qu’était devenu son sac-à-dos et tout le fatras qu’il trimbalait là-dedans. Une vie de route. L’assistante n’en avait pas la moindre idée : vous savez, monsieur Kern il racontait quand même beaucoup d’histoires.
Oui, je savais.
-- Metallurgeek
Un texte oulipien consacré à mon dégoût des CAPTCHA.
Les CAPTCHA vous voyez ? Ces épreuves humiliantes que les machines nous infligent pour vérifier que nous sommes bien des humains. Littéralement les CAPTCHA sont des vigiles numériques : textes tout tordus à déchiffrer, morceaux de vélo en puzzle, images de ponts à reconnaître, silhouettes à orienter, sons bruités à reconnaître, etc.
Épistémologiquement ça me troue le huq ! Bientôt les machines nous demanderont de faire la danse de la pluie. Il faudra s'exécuter ou être exécutés.
Dire la similitude ridicule
la caricature des inutiles.
Imaginer un examen unanime
paradoxal oxymore figuratif.
Et bien sûr ceux qui me connaissent (ouais, toi) se doutent que le texte précédent respecte une contrainte. Je vous laisse la chercher tranquillement si ça vous amuse. Je glisse la soluce en commentaire.
Original ici : https://www.metallurgeek.fr/2023/09/le-vigile-numerisera.html