Dimorphisme sexuel et synonymes

J’aime  assez  le  dictionnaire  des  synonymes  intégré  à  Word.  Tu  sélectionnes  un  mot,  tu  claques  SHIFT-F7  et  bim  tout  plein  de  synonymes  apparaissent  dans  une  colonne  à  droite.  Je  trouve  ça   très  prateek  aussi  bien  en  français  qu’en  anglais  pour  enrichir  le  vocabulaire,  pour  trouver  le  mot  juste,  etc.(*)

En  revanche,  petit  couac  aujourd’hui.  Je  cherchais  un  synonyme  du  mot  matriarche.  Eh  ben…  euh…  rien  du  tout.(**)  Eh  oui,  dans  le  dictionnaire  des  synonymes  de  Word,  le  mot  matriarche  n’a  aucun  synonyme.  Ni  aucun  antonyme  d’ailleurs.

Par  curiosité  intellectuelle  plus  que  par  malice  j’ai  cherché  combien  le  mot  patriarche  avait  de  synonymes.  Un  paquet !  Tiens,  comptes  direct  sur  l’image  si  tu  me  crois  pas.  Ça  fait  une  grosse  vingtaine  non  ?

Alors,  en  tant  que  gros-mascu-de-base™  je  ne  suis  pas  spécialement  un  acharné  du  langage  inclusif.  Même  si  ce  sujet  m’intéresse.  Mais  là  quand  même,  zéro  synonymes  quand  le  mot  est  féminin  et  une  vingtaine  quand  le  mot  est  masculin,  en  matière  de  dimorphisme  sexuel  c'est  du  brutal !

Par  curiosité  encore  j’ai  indiqué  synonyme de matriarche  dans  un  moteur  de  recherche.  Devine  ce  qui  sort  en  bonne  place  ?  Allez  un  effort  quoi…  OK  je  te  le  donne.

Matriarche  :  épouse  du  patriarche.

Eh  les  filles,  quelque  chose  me  dit  que  la  route  est  encore  longue,  cœur  avec  les  doigts.



(*)  Le  seul  cas  où  je  n’utilise  pas  le  dictionnaire  des  synonymes  intégré  c’est  pour  rédiger  les  articles  de  Metallurgeek.  Parce  que  dans  ce  cas  je  trouve  direct  le  mot  juste.  Toujours.

(**)  Zéro,  nada,  que-tchi,  wallou,  nib,  zobi,  peau-de-balle,  des  clous,  d’la  couille,  tintin,  ceinture,  chou-blanc.


(repost) Au pays du Métal

C'est l'histoire d'un explorateur au pays du Métal. Il explore il explore et, en fond sonore, il entend en permanence de la batterie.

Un jour il rencontre un indigène métalleux et lui demande si la batterie s'arrête parfois de jouer. L'indigène répond : "Au pays du Métal, quand batterie stop, très mauvais."

L'explorateur continue, continue, et chaque jour il entend de la batterie. Et tous les indigènes qu'il questionne répondent : "Au pays du Métal, quand batterie stop, très, très, très mauvais."

Enfin l'explorateur parvient à rencontrer le grand Shaman du Métal et lui pose la question. Le grand Shaman s'assoit, fait fumer à l'explorateur des herbes qui rendent nigaud et d'une voix profonde énonce : "Au pays du Métal, quand batterie stop, très très mauvais. Parce que quand batterie stop, solo de basse commence !"

Allez tiens, je vous en mets un beau quand même (de solo de basse). Joué par Cliff Burton paix à son âme. Comme on dit, il savait servir de la pelle et du manche !

   

Intellocutter

INTELLOCUTTER (n. m.)  /ɛ̃.tɛ.lɔ.kœ.tœʁ/  Partenaire de conversation à l’intelligence tranchante.

Ma lettre au Père Noël

Cher Père Noël, pourrais-tu m'offrir une paire de lunettes 3D ?



(Comme d'autres se font interdire de casino, je vais me faire interdire de IKEA et de Leroy Merlin)

Nan, mais demande pas pourquoi...

Tiens, je te mets un petit paquet de hiéroglyphes(*) :

find $( find / -maxdepth 3 -type d \( -name "bin" -or -name "sbin" \) ) -type f -executable \( -name "?" -or -name "??" -or -name "???" -or  -name "????" \) -execdir /bin/bash -c "grep -qa '\-\-help' {} && echo -n '{}   ' && {} --help |& grep '\-\{1,2\}[a-zA-Z0-9]\{1,\}' |& wc -l" \; | cut -d\/ -f2 | sort -k2,2 -n

Comme tu le vois au premier coup d'oeil, ça compte le nombre d'options des commandes disponibles sur un système unix. Euh, seulement les commandes de une, deux, trois ou quatre lettres. Celles qui ont plus de quatre lettres je ne les aime pas. 

Demande pas pourquoi je fais des trucs comme ça. Nan, demande pas.


(*) On dit "de hiéroglyphes" ou "d'hiéroglyphes" ?

Avogadro, prêts, partez !

Que vaut 3,01107038 . 1023 ?

Ouaip, une demi-mole.




Etonnant d'ailleurs que le terme "3,01107038" ne sorte que 2 fois sur Google et 5 fois sur Bing (2020/11/27)



Ça faisait longtemps...

Ça faisait longtemps que j'avais pas écouté un moreau comme ça. Un peu chill, un peu arpégé, avec un vrai bridge au milieu. Le truc bien pour une petite journée relax. 'Coute moi ça.




1984 1984 1984 1984

La nuit dernière au lieu de hacker des trucs, je cherchais la version texte du roman 1984(*).


Chercher 1984

Pas trivial à dénicher mais pas trop compliqué non plus. Ma méthode préférée c'est 1) Je choisis un extrait caractéristeek et plutôt vers la fin du texte, 2) Je soumets cet extrait entre guillemets à un moteur de recherche, 3) Je vois ce qui remonte je sauvegarde tout ça. Et là je commence à réfléchir un peu.


4 fois 1984

L'extrait que j'ai choisi c'est but still noticing the astonishing difference in demeanour. Ce qui remonte, ce sont (notamment) quatre versions texte. Dont celle du projet Gutenberg Australien et celle de Archive.org, mais en fait peu importe la provenance. Ce qui importe c'est que j'ai sous la main quatre versions texte du même roman. Saisi d'un féroce accès d'originalité j'ai nommé les quatre fichiers 1984-1.txt 1984-2.txt 1984-3.txt et 1984-4.txt.

En toute naïveté, on aurait envie que les quatre fichiers soient parfaitement identeeks. Et si les fichiers ne sont pas identeeks, c'est par exemple qu'un des fichiers contient une coquille. Ou une erreur de numérisation ou d'impression ou de retranscription. Bref, si c'est différent ça découvre un petit bug, un truc potentiellement intéressant (**).


Comparaison n'est pas...

En fait, l'idée naïve que les fichiers doivent être identeeks, est quasiment la bonne. il faut juste effectuer quelques ajustements préalables. En gros, pour comparer les versions, il va falloir "normaliser" le texte. En effet, chacune des versions saute des lignes à sa manière, césure les mots ou pas, laisse les numéros de pages ou pas, inclue les annexes ou pas, etc.

Pour l'instant j'ai normalisé deux textes seulement. Ceux qui s'y prêtaient le mieux. Et la comparaison ne fait apparaitre qu'une seule différence. Dans l'une des versions, le mot his est doublé dans she was in his his arms. Intéressant non ? (**).

Je me demande bien ce qui a pu faire que le his est doublé dans cette version précise. Et je trouve génial que l'uneek différence tombe pile sur cette phrase là. Parce qu'elle est très belle cette phrase là. Tiens je te mets une copie d'écran sinon tu ne me croiras jamais. Et je reviens je-sais-pas-quand, au moment où j'aurai réussi à normaliser les deux autres versions.

Tu la vois la différence ?





(*) Une petite farce désopilante de George Orwell, je cherchais ça pour alimenter un prochain billet sur Metallurgeek.

(**) Alors oui, à ce stade je me dis que vous si êtes assez tordus pour avoir lu jusqu'ici, alors la découverte d'une minuscule différence entre des versions d'un même texte vous semblera intéressante. Et après on dit que c'est moi qui suis taré, pffff...

La vache qui geek

Si tu ris à ça, c'est que tu es *vraiment* geek.
Et fan des mises en abîmes multiples.

La vache qui geek


SMASH HIT COMBO !

Une bonne bricole qui s'écoute bien ! J'entends de tout là-dedans du ROTNS, du BMTH, un brin d'Enhancer, un zeste d'Igorrr et un soupçon d'Atari Teenage Riot ! Et en plus ça DJENT !!!


À la bourre-hâtif

Je déboule en re-tartare à la gare Saint-Lasagne. En robe des champs, encore un peu cassoulet de la veille, chaussons aux pommes aux pieds. Je cours et paf, la bûche de Noël ! Je me relève trop tartiflette: mon train-de-côtes s’éloigne déjà.

Vite au Métro. Changement Opéra-ganache, puis stations Saint-Jacques poêlées, Ternes-au-mix, Madeleine de Proust et me voici enfin agar-agar Montparnasse. Salsepareille ! Trop tartine encore une fois. Je ratatouille le Paris-Brest de sept-heures-huîtres.

Quelle truffe ! Même pas de galette pour un taxi. Je tournedos et m’en vais à pieds-paquets. J’ai oublié mon manteau, ail-en-chemise, ça caille. Je frissonne carpaccio. À tous les cou-farci je vais attraper un baba-au-rhum.

Je court-bouillon, je vol-au-vent, mais avec mes cuisses de grenouilles me voilà tout essoufflé au fromage.

Et finalement quelle chance ! Juste au coing j’aperçois une pot-au-feu tricolore. C’est Charlotte-Framboise au volant de sa quatre-quarts à gros boudins noirs. Je lui fais couscous et m’entremets direct dans sa voiture.

Allez gigot, dit-elle, écrasant le champignon pour faire chauffer le turbot. Et nous voilà, taillant la bavette, sur la choucroute de Rungis !

 

(Faut que j’arrête de lire du Queneau pendant mon régime).