2021-05-16

Quelques conseils de style, la suite

Ayé, je me suis fendu de la suite des conseils de style. Je laisse maturer deux trois jours sur le blog avant de partager sur FB. Je vous mets la version image et la version texte dans le même billet. La flemme de faire deux billets quoi.






Quelques  conseils  de  style,  la  suite  (26 à 50)

26 Mettez  un  peu  de  temps  avant  de…
27 Être  à  même  d’avoir  d’autres  verbes  que  "être"  et  "avoir."
28 Tout  ce  qui  est  idiomatique  ça  passe  à  la  trappe.
29 Amour,  orgue  et  délice  prennent  un  s  au  pluriel.
30 L’allitération  c’est  la  consonne,  la  sonnette  c’est  là  qu’on  sonne.  
31 L’assonance  c’est  la  voyelle,  l’épicène  c’est  la  voie  iel.
32 Une  règle  sans  exception  est  une  règle  idiote.  Sans  exception.
33 Rien  ne  remplacera  jamais  le  papier  et  le  stylo.
34 Gare  aux  mises  en  garde.
35 Et s’il n’en reste qu’un (qui ne cite pas Hugo) je serai celui-là !
36 Évitez  l’acrostiche.
37 Kesta  te  pa  sms  oukoa ?
38 Césurez  l’Alexandrin,  À  l’hémistiche.
39 Oxymore  is  less.
XX La  censure  ne  doit  pas  xxxxxxxx  (sauf  si  xxxxxxxx).
41 Insérez  soigneusement  une  image.    <<`image.jpg' not found>>
42 Ne  donnez  aucune  réponse  à  "La  Vie,  l’Univers  et  le  Reste."
43 Jurez  de  ne  rien  promettre
45 Une  contrepèterie  peut  vous  guetter  au  coin  de  l’Apple.
44 Recomptez  scrupuleusement  vos  énumérations.
46 Déniez  tout  espace  au  lectorat, même  les  points  47  à  49.
47 Arrêtez  de  faire  des  listes, bordel  !  (É. Le Braz)
48 Évitez le doublement des lettres pour signifier un criiii ! (V. Sallard)
49 Et  surtout,  pas  de  prétéritions.  (A.  Mimoun)
50 …terminer  le  point  26.

2021-04-28

(Repost) La Virale et L'affermie

Posté il y a un an déjà, mais toujours plus ou moins d'actualité.
Attends je vérifie... Ouais, plutôt plus que moins.

2021-04-26

Quelques conseils de style (format texte)

Compilation de conseils de styles. Quelques un issus du folklore geek (comme le point 2) et les autres  inventés directement dans mon petit cerveau, rien que pour vous.

1 Tu ne dois pas tutoyer ton lecteur.
2 Ne jamais souligner une phrase entière.
3 Pas de répétitions, pas de répétitions, pas de répétitions.
4 Ad patres les latinismes et cætera.
5 une phrase débute par une majuscule et termine par un point
6 Ne pas s’empêcher d’interdire la multi-négation contradictoire.
6 Vérifier scrupuleusement chaque élément numéroté.
8 Bannissez les superfétatoires épithètes.
9 Out les anglicismes.
10 Fuyez les métaphores comme la peste.
11 Evitez – ou du moins, sauf si nécessaire, limitez – les incises.
12 Pas de gros-mots bordel.
13 Réservez le gras aux mots les plus importants.
14 Ne soyez pas hautain avec votre misérable lectorat dégénéré.
15 Déjargonnez le rédactionnel.
16 Faites ascension au co-recteur académeek qui change démos.
17 Le/La langage/langue inclusi.f.ve iel faut dorénavant.e utiliser.
18 Evitez, bannissez, supprimez redites, redondances, répétitions.
XIX N’utilisez plus les chiffres romains.
20 Ecris-pas comme tu causerai genre avec un pote ok ?
21 Vérifiez ? L’… usage « correct de ; la ! po-nctuation,
22 Style télégrapheek : éviter.
23 Lapidaire itou.
24 Supprimez les « formules toutes faites. »
25 Soyez concis, vous n’avez pas 25 choses à dire.

2021-03-05

Good Bad & Young

Ça mérite de poser une oreille ! Ou deux.

  


(merci à Frédo pour m'avoir mis sur la piste)

2021-03-01

(repost) Chamallows : on nous arnaque !

Il faut se rendre à l’évidence : les gens font n’importe quoi avec des chamallows. Par exemple, ils les mangent bêtement en piochant au hasard dans le paquet. Ou ils les font griller sur un feu de camp le soir en jouant du joint et en fumant des guitares. N’importe quoi.

Ce matin en ouvrant un paquet de chamallow, j’ai fait la seule chose raisonnable qu’on puisse faire avec des chamallows : les trier. Les roses d’un côté, les blancs de l’autre.

Comment trier efficacement des chamallows?


Trier, mais pas genre n’importe comment, non. J’ai essayé plusieurs méthodes pour trouver la plus rapide. Au départ, j’ai pensé qu’il suffisait de les étaler sur la table et de piocher rapidement selon la couleur pour mettre les roses dans un bol et les blancs dans l’autre. En faisant ça avec les deux mains ça va assez vite. Mais si vous y réfléchissez, ça fait énormément bouger les mains qui perdent alors du temps en allers-retours entre la table et les bols.

Faisons donc l’inverse : étalons les chamallows sur la table, pas trop loin les uns des autres. Puis, en bougeant très peu les mains, emmenons les blancs dans un coin et les roses dans l’autre. Chaque main peut prendre des blancs dans un sens et des roses au retour. Les mains bougent très peu, on a l’impression que rien ne se passe. Mais très rapidement on se retrouve avec deux tas. Y a plus qu’à les mettre dans les bols.

C’est là qu’intervient la faille dans la méthode : plutôt que prendre les chamallows avec les mains et les déposer dans les bols, ce qui aurait fait plusieurs voyages, j’ai cru malin de mettre le bol sous le bord de table et de rabattre les chamallows dans le bol avec mon avant-bras.

Résultat, une grosse moitié des chamallows blancs par terre. Le bol s’en est sorti de justesse. Allez, passons sur cette légère erreur de visée… Quand on déconne pas à la fin, ça reste pour l’instant la méthode de tri la plus rapide que j’ai trouvée.

Mais il y a pire


Et c’est là que je veux en venir : ON NOUS ARNAQUE !!! en effet, le paquet contenait 35 chamallows blancs et SEULEMENT 24 chamallows roses. Alors que tout le monde sait que ce sont les roses les meilleurs. Et de loin. Je vais acheter quelques autres paquets pour vérifier ce qui pourrait bien être l’arnaque du siècle, loin devant Madoff et Kerviel. Je vous tiens au courant bien sûr. Et si ça se confirme j’essaye avec les dragibus et les crocodiles aux yeux jaunes.

Résultat des courses, je me retrouve avec des chamallows tout chelous à force d’avoir été manipulés,  une partie est tombée par terre(*) et j’ai constaté qu’on nous arnaquait.


Et le positif dans tout ça ?


Le positif ? C'est simple : pendant près d’une demi-heure j’ai pensé à rien d’autre qu’à manipuler des chamallows(**). On est au-delà de la méditation zen, les bouddhistes peuvent aller remettre leurs tong. On est même au-delà de la méditation chamanique. Là c’est méditation CHAMALLOWOÏQUE !!!


(*) M’en fout, c’est des blancs, sont pas bons les blancs.
(**) Pour ceux qui se demandent combien il y a de M à chamallow, ça dépend. Les blancs n’ont qu’un M. Les roses ont deux M, parfois trois. Parce qu’on les M plus.


2021-02-11

Dimorphisme sexuel et synonymes

J’aime  assez  le  dictionnaire  des  synonymes  intégré  à  Word.  Tu  sélectionnes  un  mot,  tu  claques  SHIFT-F7  et  bim  tout  plein  de  synonymes  apparaissent  dans  une  colonne  à  droite.  Je  trouve  ça   très  prateek  aussi  bien  en  français  qu’en  anglais  pour  enrichir  le  vocabulaire,  pour  trouver  le  mot  juste,  etc.(*)

En  revanche,  petit  couac  aujourd’hui.  Je  cherchais  un  synonyme  du  mot  matriarche.  Eh  ben…  euh…  rien  du  tout.(**)  Eh  oui,  dans  le  dictionnaire  des  synonymes  de  Word,  le  mot  matriarche  n’a  aucun  synonyme.  Ni  aucun  antonyme  d’ailleurs.

Par  curiosité  intellectuelle  plus  que  par  malice  j’ai  cherché  combien  le  mot  patriarche  avait  de  synonymes.  Un  paquet !  Tiens,  comptes  direct  sur  l’image  si  tu  me  crois  pas.  Ça  fait  une  grosse  vingtaine  non  ?

Alors,  en  tant  que  gros-mascu-de-base™  je  ne  suis  pas  spécialement  un  acharné  du  langage  inclusif.  Même  si  ce  sujet  m’intéresse.  Mais  là  quand  même,  zéro  synonymes  quand  le  mot  est  féminin  et  une  vingtaine  quand  le  mot  est  masculin,  en  matière  de  dimorphisme  sexuel  c'est  du  brutal !

Par  curiosité  encore  j’ai  indiqué  synonyme de matriarche  dans  un  moteur  de  recherche.  Devine  ce  qui  sort  en  bonne  place  ?  Allez  un  effort  quoi…  OK  je  te  le  donne.

Matriarche  :  épouse  du  patriarche.

Eh  les  filles,  quelque  chose  me  dit  que  la  route  est  encore  longue,  cœur  avec  les  doigts.



(*)  Le  seul  cas  où  je  n’utilise  pas  le  dictionnaire  des  synonymes  intégré  c’est  pour  rédiger  les  articles  de  Metallurgeek.  Parce  que  dans  ce  cas  je  trouve  direct  le  mot  juste.  Toujours.

(**)  Zéro,  nada,  que-tchi,  wallou,  nib,  zobi,  peau-de-balle,  des  clous,  d’la  couille,  tintin,  ceinture,  chou-blanc.


2021-01-31

(repost) Au pays du Métal

C'est l'histoire d'un explorateur au pays du Métal. Il explore il explore et, en fond sonore, il entend en permanence de la batterie.

Un jour il rencontre un indigène métalleux et lui demande si la batterie s'arrête parfois de jouer. L'indigène répond : "Au pays du Métal, quand batterie stop, très mauvais."

L'explorateur continue, continue, et chaque jour il entend de la batterie. Et tous les indigènes qu'il questionne répondent : "Au pays du Métal, quand batterie stop, très, très, très mauvais."

Enfin l'explorateur parvient à rencontrer le grand Shaman du Métal et lui pose la question. Le grand Shaman s'assoit, fait fumer à l'explorateur des herbes qui rendent nigaud et d'une voix profonde énonce : "Au pays du Métal, quand batterie stop, très très mauvais. Parce que quand batterie stop, solo de basse commence !"

Allez tiens, je vous en mets un beau quand même (de solo de basse). Joué par Cliff Burton paix à son âme. Comme on dit, il savait servir de la pelle et du manche !

   

2021-01-30

Intellocutter

INTELLOCUTTER (n. m.)  /ɛ̃.tɛ.lɔ.kœ.tœʁ/  Partenaire de conversation à l’intelligence tranchante.

2020-12-22

Ma lettre au Père Noël

Cher Père Noël, pourrais-tu m'offrir une paire de lunettes 3D ?



(Comme d'autres se font interdire de casino, je vais me faire interdire de IKEA et de Leroy Merlin)

2020-12-15

Nan, mais demande pas pourquoi...

Tiens, je te mets un petit paquet de hiéroglyphes(*) :

find $( find / -maxdepth 3 -type d \( -name "bin" -or -name "sbin" \) ) -type f -executable \( -name "?" -or -name "??" -or -name "???" -or  -name "????" \) -execdir /bin/bash -c "grep -qa '\-\-help' {} && echo -n '{}   ' && {} --help |& grep '\-\{1,2\}[a-zA-Z0-9]\{1,\}' |& wc -l" \; | cut -d\/ -f2 | sort -k2,2 -n

Comme tu le vois au premier coup d'oeil, ça compte le nombre d'options des commandes disponibles sur un système unix. Euh, seulement les commandes de une, deux, trois ou quatre lettres. Celles qui ont plus de quatre lettres je ne les aime pas. 

Demande pas pourquoi je fais des trucs comme ça. Nan, demande pas.


(*) On dit "de hiéroglyphes" ou "d'hiéroglyphes" ?

2020-11-27

Avogadro, prêts, partez !

Que vaut 3,01107038 . 1023 ?

Ouaip, une demi-mole.




Etonnant d'ailleurs que le terme "3,01107038" ne sorte que 2 fois sur Google et 5 fois sur Bing (2020/11/27)



2020-11-20

Ça faisait longtemps...

Ça faisait longtemps que j'avais pas écouté un moreau comme ça. Un peu chill, un peu arpégé, avec un vrai bridge au milieu. Le truc bien pour une petite journée relax. 'Coute moi ça.




2020-10-17

1984 1984 1984 1984

La nuit dernière au lieu de hacker des trucs, je cherchais la version texte du roman 1984(*).


Chercher 1984

Pas trivial à dénicher mais pas trop compliqué non plus. Ma méthode préférée c'est 1) Je choisis un extrait caractéristeek et plutôt vers la fin du texte, 2) Je soumets cet extrait entre guillemets à un moteur de recherche, 3) Je vois ce qui remonte je sauvegarde tout ça. Et là je commence à réfléchir un peu.


4 fois 1984

L'extrait que j'ai choisi c'est but still noticing the astonishing difference in demeanour. Ce qui remonte, ce sont (notamment) quatre versions texte. Dont celle du projet Gutenberg Australien et celle de Archive.org, mais en fait peu importe la provenance. Ce qui importe c'est que j'ai sous la main quatre versions texte du même roman. Saisi d'un féroce accès d'originalité j'ai nommé les quatre fichiers 1984-1.txt 1984-2.txt 1984-3.txt et 1984-4.txt.

En toute naïveté, on aurait envie que les quatre fichiers soient parfaitement identeeks. Et si les fichiers ne sont pas identeeks, c'est par exemple qu'un des fichiers contient une coquille. Ou une erreur de numérisation ou d'impression ou de retranscription. Bref, si c'est différent ça découvre un petit bug, un truc potentiellement intéressant (**).


Comparaison n'est pas...

En fait, l'idée naïve que les fichiers doivent être identeeks, est quasiment la bonne. il faut juste effectuer quelques ajustements préalables. En gros, pour comparer les versions, il va falloir "normaliser" le texte. En effet, chacune des versions saute des lignes à sa manière, césure les mots ou pas, laisse les numéros de pages ou pas, inclue les annexes ou pas, etc.

Pour l'instant j'ai normalisé deux textes seulement. Ceux qui s'y prêtaient le mieux. Et la comparaison ne fait apparaitre qu'une seule différence. Dans l'une des versions, le mot his est doublé dans she was in his his arms. Intéressant non ? (**).

Je me demande bien ce qui a pu faire que le his est doublé dans cette version précise. Et je trouve génial que l'uneek différence tombe pile sur cette phrase là. Parce qu'elle est très belle cette phrase là. Tiens je te mets une copie d'écran sinon tu ne me croiras jamais. Et je reviens je-sais-pas-quand, au moment où j'aurai réussi à normaliser les deux autres versions.

Tu la vois la différence ?





(*) Une petite farce désopilante de George Orwell, je cherchais ça pour alimenter un prochain billet sur Metallurgeek.

(**) Alors oui, à ce stade je me dis que vous si êtes assez tordus pour avoir lu jusqu'ici, alors la découverte d'une minuscule différence entre des versions d'un même texte vous semblera intéressante. Et après on dit que c'est moi qui suis taré, pffff...

2020-09-09

La vache qui geek

Si tu ris à ça, c'est que tu es *vraiment* geek.
Et fan des mises en abîmes multiples.

La vache qui geek


2020-08-29

SMASH HIT COMBO !

Une bonne bricole qui s'écoute bien ! J'entends de tout là-dedans du ROTNS, du BMTH, un brin d'Enhancer, un zeste d'Igorrr et un soupçon d'Atari Teenage Riot ! Et en plus ça DJENT !!!


2020-08-17

À la bourre-hâtif

Je déboule en re-tartare à la gare Saint-Lasagne. En robe des champs, encore un peu cassoulet de la veille, chaussons aux pommes aux pieds. Je cours et paf, la bûche de Noël ! Je me relève trop tartiflette: mon train-de-côtes s’éloigne déjà.

Vite au Métro. Changement Opéra-ganache, puis stations Saint-Jacques poêlées, Ternes-au-mix, Madeleine de Proust et me voici enfin agar-agar Montparnasse. Salsepareille ! Trop tartine encore une fois. Je ratatouille le Paris-Brest de sept-heures-huîtres.

Quelle truffe ! Même pas de galette pour un taxi. Je tournedos et m’en vais à pieds-paquets. J’ai oublié mon manteau, ail-en-chemise, ça caille. Je frissonne carpaccio. À tous les cou-farci je vais attraper un baba-au-rhum.

Je court-bouillon, je vol-au-vent, mais avec mes cuisses de grenouilles me voilà tout essoufflé au fromage.

Et finalement quelle chance ! Juste au coing j’aperçois une pot-au-feu tricolore. C’est Charlotte-Framboise au volant de sa quatre-quarts à gros boudins noirs. Je lui fais couscous et m’entremets direct dans sa voiture.

Allez gigot, dit-elle, écrasant le champignon pour faire chauffer le turbot. Et nous voilà, taillant la bavette, sur la choucroute de Rungis !

 

(Faut que j’arrête de lire du Queneau pendant mon régime). 

2020-07-23

Metallurgeek a 10 ans ! (Ou pas)

L’accroche

Si on m’avait dit « Voilà bonhomme, tu vas écrire 400 articles et dans 10 ans t’auras gagné 7,95€ » j’aurais répondu quelque chose d’assez direct…


L’introduction

Et pourtant nous y sommes. Je dis « nous » parce que je t’inclus toi. Oui toi très chèr.e. lecteur.ice. Oh p*t1n le langage inclusif ça commence à me les hacher en pointe ! À partir de maintenant on dirai que tu serais une fille OK ? Merci, t’es trop gentille. Bon je reprends.

 

Le remercîment pudeek mais sincère

Oui toi, très chère lectrice. Toi qui es là depuis la première heure. Toi qui seras là  jusqu'à la dernière seconde. Toi qui passes juste en coup de vent lire un petit article. Toi qui lâches un like en passant sur FB. Toi qui lis les digressions entre parenthèses et même les notes de bas de page (*).

Finalement ça fait un peu de monde tout ça, non ? Metallurgeek n’est pas un mass média mais si je voulais remercier individuellement chaque personne du fond du cœur ça prendrait quand même un moment de temps. Du coup je fais collectif steuplé.

 

Le détail inutile

Les plus perspicaces d’entre vous aurons noté que ça ne fait pas *exactement* dix ans. Et même ça fait pas dix ans du tout. Vas-y, vérifies… Tu vois, ça fait pile neuf ans en fait.

Mais ça me gave d’attendre ! Sérieux dix ans pour une décennie ça fait trop. Alors que neuf ans ça suffit pour dire que j’entame la dixième année. Du coup Metallurgeek a dix ans et puis c’est marre.

 

L’ouverture vers l’avenir

Yep, quelques résolutions pour l’avenir. Ben déjà continuer. Franchement. Ensuite au niveau éditorial j’aimerais essayer d’écrire des trucs intéressants. C’est un peu dingue mais ça me démange, on verra bien. Et pis sinon, peut-être mettre plus d’images dans les articles mais ça fait encore plus de boulot, pfff… (**)

 

La petite phrase de clôture

Euh, je sais plus trop si je t’ai déjà dit merci du fond du cœur ? Ouais ? Ah ben c’est cool alors.


 



 

Les notes de bas de page

(*) Alors toi je t’aime dans la chair de ma viande.

(**) Là par exemple je voulais mettre une image mais bon, pfff…

2020-06-29

Whisper Night

Merci MEL pour la découverte ! Whisper Night c'est un groupe de Laval, composé de musicien qui-savent-le-faire. Clairement. Longtemps que j'avais pas écouté un son aussi cash. Je vous mets deux liens, ça s'écoute à coups de pelle dans les gencives.


Il parait qu'ils étaient au HellFest 2018. Moi aussi mais j'étais torché, je me rappelle de rien. Les meilleurs HellFest sont ceux dont on ne se souvient pas.


2020-06-10

Petite et Bruyante

Eh oui. Ce matin à 06:10 j'ai été réveillé par un bruit colossal. Quand j'ai mis le nez à la fenêtre, j'ai vu deux choses. D'abord un putain d'avion au décollage bien au taquet sous le plafond très bas. Ensuite, deux autres personnes à leur fenêtre aussi avec la même tête dans le derche que la mienne.

Sans dec, ils font quoi les gens dans cet avion ? Ils sont pressés d'aller à Paris ? Ils feraient mieux de prendre le TGV alors... Ils sont pressés d'aller à Londres ? Ah oui, parce que maintenant RNS-LHR c'est via Amsterdam. Mais sinon il y a un tunnel hein...

Bref, notre planète peut enfin redevenir petite. Et bruyante à 06:10. Et sentir le kéro. Le plus vieux rêve de l'humanité.


2020-04-27

Le développement personnel en mode trankilou


Là j'avais deux minutes alors j'ai inventé une méthode de développement personnel. Le truc pépère : doucement le matin, pas trop vite l'après-midi. Déjà, il n'y a pas 200 pages de bouquin à lire.

Si ça marche pas tu me dis sur FB, je t'enverrai du black-metal de développement personnel (ça marche pas non plus mais ça attaque grave la falaise). Si ça marche, je suis d'accord pour recevoir beaucoup de pognon.

2020-03-07

MIP*=RE !!!!



La théorie ça avance lentement, mais askip quand ça avance c'est juste violent ! Le résultat MIP*=RE vient de tomber. Je ne pensais pas voir ça de mon vivant. La dernière fois que j'ai pris des pieds(*) pareil c'était pour PRIMES is in P et au London Science Museum.


Le papier est là : https://arxiv.org/abs/2001.04383. Par contre, si quelqu'un se sent de me faire un petit résumé en deux deux je veux bien. Parce que là j'en suis à qu'à la page 4 sur 160 et déjà ça picote.





(*) Scientifiquement parlant.

2020-03-03

J'aime bien FB mais...

J'aime bien FB(*), mais il y a deux trucs qui m’énervent. Tiens je te les entoure en rouge pour que ça t'énerve aussi.



En haut c'est acceiuel acueille accueile, rahhaha mais nan mais tellement ça m'ennerve ! 
Et en bas, carrément, il veut savoir à quoi je pense. À ta mèèèèère !




(*) OK Boomer ;)

2020-02-29

L'énigme dans l'énigme

Allez, une petite énigme ; plus facile qu'il n'y paraît.
Vous emmerdez pas à me donner la réponse, je la connais.


2020-02-26

(repost) Faut-il terminer une chose avant d'en commencer une autre ?

Hmmm, voilà une question bien difficile... Faut-il terminer une chose avant d'en commencer une autre ? Le genre de question à se prendre le menton d'une main et à froncer les sourcils de l'autre pour montrer qu'on réfléchit en profondeur. Ou pas. Parce qu'on pourrait aussi dire que la question a un caractère tellement général qu'elle en devient débile. Ouaip.


The Walking Dead Saison 03
N'empêche que, cette question, on peut se la poser très concrètement là tout de suite maintenant. Exemple : soit une série télé américaine dont on souhaite regarder le dernier épisode de la saison 3, que nous noterons TWDS03E16 pour simplifier. Soit une seconde série télé américaine dont on souhaite regarder le premier épisode de la saison 3, que nous noterons GOTS03E01 pour simplifier. La question devient : faut-il terminer TWDS03E16 avant de commencer GOTS03E01 ?

100% des lecteurs du blog Getting Things Done, la célèbre méthode de gestion du temps, répondent : "Oui ! Il faut terminer la série en cours, puis, éventuellement, dans un second temps, si les ressources sont suffisantes, on peut envisager de démarrer la série suivante." Genre One Thing at a Time. Quel classicisme, quel conformisme, quelle orthodoxie ! Beurk ! Pourquoi pas planifier tant qu'on y est ?

Game Of Thrones Saison 03
Les lecteurs de MetallurGeeK répondent tout autrement. 50% s'en tamponnent solidement, mais d'une force qu'on peut même pas imaginer. Les trois autres lecteurs(*) se sont déjà goinfrés plusieurs fois TWDS03E16 et GOTS03E01 sans même se souvenir par quel épisode ils ont commencé et - symétriquement - par quel épisode ils ont terminé. Il y aurait à écrire sur le rôle de l'alcool dans cette partielle amnésie, mais là n'est pas le sujet.

Pour ma part, voici de quelle manière je m'extirpe de cette délicate dialecteek. Ça se fait en trois étapes importantes, étapes que je vais généraliser ensuite en une nouvelle méthode de gestion du temps, mais n'anticipons pas.

Etape 1 : fuir !
La première étape consiste à fuir le problème en commençant une troisième chose. En l'occurrence je m'empresse de visionner un épisode d'une autre série n'ayant RIEN À(**) VOIR AVEC TWDS03E16 ET GOTS03E01. Il est important que la troisième chose n'ait absolument rien à voir avec le reste. Dans le cas présent je décide de visionner un épisode que l'on notera CULTS01E01 pour simplifier. CULT est une série a priori nulle à chier, ce qui me dispensera probablement de devoir la terminer un jour, ouf ! Notez bien que - dès cette première étape - je m'emmêle les pinceaux parce qu'en fait je visionne l'épisode 6 qu'on notera CULTS01E06 pour simplifier, au lieu de CULTS01E01. Du coup je comprends rien. Mais c'est pas grave parce que là c'est juste pour exemplifier le principe.

Etape 2 : courir !
Me voilà maintenant avec un problème différent du précédent. J'ai en effet le choix entre visionner TWDS03E16 ou GOTS03E01 ou CULTS01E01 (sans me tromper cette fois). Ce nouveau problème atteint une complexité suffisante pour me prendre assez sérieusement la tête. Ce qui me conduit tout naturellement à la deuxième étape cruciale, la clé de voute de la méthode : enfiler mes chaussures de sport et courir un bon gros footing entrecoupé de pompes et de tractions.

Etape 3 : écrire !
De retour de footing tout crotté parce qu'il pleut, il reste maintenant à consolider. Je dis consolider mais d'autres pourraient dire capitaliser ou positiver. Et c'est ce que je fais, le plus simplement du monde, en écrivant le billet que vous êtes justement en train de lire. Ainsi, je capitalise sur mon expérience réussie de gestion du temps et, peut-être, je permets à chacun d'en profiter. Il est important de positiver, par exemple en remarquant que j'ai évité de m'abrutir devant des séries américaines débiles et violentes. À la place, je me suis abruti en courant, entrecoupé de pompes et de tractions.

FleeRunWrite : une nouvelle méthode de gestion du temps
L'exemple introductif, vous l'aurez compris, n'est qu'un prétexte à la présentation de ma nouvelle méthode de gestion du temps. Vous verrez à l'usage qu'il s'agit d'une méthode puissante et applicable en toute situation. J'en rappelle les étapes :
  1. Fuir ! En commençant quelque chose qui n'a rien à voir.
  2. Courir ! Entrecoupé de pompes et de tractions.
  3. Ecrire ! Pour consolider, capitaliser, positiver.
En anglais, cette méthode s'intitule : FleeRunWrite. Je choisis un nom anglais parce qu'en français ça sonne toujours moins crédible. Au début, vous aurez à coeur d'appliquer FleeRunWrite à des situations simples de la vie courante (oui, la vie courante). Par exemple en voiture : vous ne savez pas s'il faut d'abord finir votre trajet ou bien commencer un bon repas. Qu'à cela ne tienne, FleeRunWrite vous donne la réponse : commencez à vous garer en double file (Flee) ; allez courir entrecoupé de pompes et de tractions (Run) ; écrivez à la préfecture pour contester positivement l'enlèvement de votre voiture en fourrière (Write).

Un jour  je prendrai le temps d'expliquer le fondement théoreek de cette méthode, mais ça risque d'être long. En gros c'est basé sur le fait que, quand il y a le choix entre seulement deux solutions c'est toujours la troisième la meilleure, suivie d'un bon gros footing.

Epilogue
Il ne me reste plus, fidèle(s) lecteur(s), qu'à vous souhaiter une bonne gestion du temps avec FleeRunWrite. Pour ma part je vais me détendre les muscles et l'esprit dans un bon bain chaud. J'en profiterai pour visionner un épisode d'une série américaine débile et violente que j'affectionne tout particulièrement, épisode dont le choix reste encore à déterminer.

(*) un bref calcul indeek donc que MetallurGeeK a maintenant 6 lecteurs :)
(**) oui, je mets parfois l'accent grave sur le À majuscule. En revanche j'ai du mal à faire les é majuscules. Comme quoi.

2020-02-11

Faire suer les Intelligences Artificielles

Pas beaucoup de billets en ce moment. Faut dire que je profite à fond de ma dépression avant que mon état ne s'améliore. Et puis les médocs ça donne des idées bien débiles, j'adore. En ce moment je me suis mis en tête de faire chier les Intelligences Artificielles.

Recette pour faire chier les I.A. de FB : tu prends un groupe au hasard, tu descends jusqu'aux tous premiers messages d'il y a des années(*). Tu sélectionnes les x plus anciens messages et tu y réponds (**). Ca fait bien remonter la pulple du fond dans leurs algos de reco.

Bon après faut pas être écolo : ça bouffe une demi-forêt tropicale à chaque fois vu tous les disques que ça fait tourner dans les data center. Mais rêvons un peu, ça passera peut-être le goût aux I.A. d'archiver des méga-siècles de données.


(*) Pas facile à scripter comme manip, mieux vaux coincer la touche PgDn pendant une demi-heure.
(**) Peu importe la réponse, les I.A. s'en foutent à peu près.

2020-01-24

Générer des énigmes

Je me suis dégoté un moyen rigolo pour générer des énigmes(*). En attendant d'écrire un article plus complet sur le sujet, voici ma préférée(**)



Rien ne m'enflamme.
Ôtez-moi une lettre,
Je deviens brûlante.



am(i)ante



(*) Genre le mec qu'à rien de mieux à faire.
(**) Je ne donne pas la soluce tout de suite rien que pour vous faire bien ch... :)

2020-01-18

La sagesse des anciens

Donne un poisson à un vegan et il t'en colle une.
Apprend lui à pêcher, il t'en colle une deuxième.

2020-01-11

Eh ben le voilà mon 2020 !!!


Onze jours que je cherche comme un malade ! Mais là c'est bon je l'ai. C'est BBBBBBABB !

Tu me crois pas ? Et l'image en dessous c'est du nougat ! Onze jours je te dis, à gratter Google comme un mort-de-faim, à résoudre des tonnes de CAPTCHA boudin pour lui prouver que je suis un humain, l'Intelligence Artificielle sa race !

Tout ça pour trouver BBBBBBABB qui ne veux strictement rien dire - certes - mais qui donne 2020 résultats dans Google. Et comme ça je peux enfin vous souhaiter une merveilleuse année 2020 bandes de geeks ingrats que j'en ai les doigts qui saignent la vérité ça fait pitié. Si c'est pas prendre soin de son lectorat chéri ça !


BBBBBBABB

Par contre, si vous voulez vérifier vous même ne traînez pas trop à faire la recherche. Parce que l'Internet ça change tout le temps (ou pas). Tiens rien qu'avec l'article que j'écris, ça rajoute 3 fois BBBBBBABB dans tout l'Internet mondial globalisé.

2020-01-06

Procrastinateur cinquième DAN


En ce moment, je procrastine des trucs(*). Aujourd’hui, je crois bien que j’ai atteint le sommet de mon art !

Bon j’expleek. Là ça ne se voit pas, mais IRL je suis épuisé. J’ai donc pris une journée de congé in-extremis pour ME REPOSER.

Et devinez quoi ? J’ai passé la journée à faire des tonnes de trucs. Mais des tonnes des tonnes quoi(**) En me disant à chaque fois : faut quand même que je me repose, après.


Bref, je procrastine le moment de ne rien faire.

Cinquième DAN.




(*) Du genre écrire un billet inspiré par GomoR ;) Légaliser ma voiture depuis un an et-demi, terminer un programme python d’enfer que je n’ai pas encore commencé d’écrire, rédiger un billet sur Thisbé et Pyrame, changer l’ampoule du couloir, acheter du bois pour l’hiver 2018, etc.
(**) Dans les tonnes de trucs que j'ai fait, aucun ne figure dans la liste ci-dessus. Faudrait quand même que je change l'ampoule du couloir...

2019-12-11

Star Wars et demi

Allez tiens, j’évoque un souvenir lointain. Un souvenir de geek.

Nous sommes en 1977 / 1978 par là. Je suis tout gamin, encore inconscient du fantasteek destin que je me forgerai un jour à la force de ma pensée phénoménale (je commence demain). Or donc à cette époque j’ai un âge très précis : l’âge où c’est important que ton père t’emmène au cinoche.


Ce jour-là, en tout cas dans mon souvenir, tout est parfait. Nous sommes seulement mon père et moi, ma main dans la sienne. Le mot geek n’existera pas avant une bonne décennie, vous imaginez un peu ! Du coup un geek dans les années soixante-dix c’est quoi ? Rien qu’un électronicien qui bricole des trucs chelous pour capter des satellites mageeks. Des montages tout plein de machins analogeek : condensateurs, impédances, ampli RF. Et l’odeur de la soudure à l’étain. Bref, un geek c’est mon père.

Et ce jour-là il m’emmène voir Star Wars au cinoche.

Nous arrivons grave en retard pour la séance. Manquerai plus qu'on respecte les horaires ! Négociation avec la caissière. Dans mon souvenir elle est moustachue avec des grandes dents pointues. Au bout d’un moment elle nous laisse entrer. Ouvreuse, lampe de poche, on se faufile, on s’assoit.

Et là putain le choc !

Parce qu’on est pile au moment où le faucon millénium passe en vitesse lumière. Comprenez bien le contexte : dans les seventies les références en matière d’effets spéciaux sont singulièrement limitées. Perso j’en suis à peine aux bases : genre la fin incompréhensible de 2001 l’Odyssée de l’Espace, pas plus.

Autant dire que la force est avec nous : à peine tu t'assois, bim, le faucon millénium passe en vitesse lumière ! La grosse baffe, l’accident de voiture, le coup de matraque sur un crâne d’étudiant. Et surtout, surtout, ce sentiment que mon père et moi on vit exactement le même truc, au même moment, ensemble. Quand tu prends un faucon millénium dans la tronche sans préliminaires il n’y a pas d’âge qui tienne, pas de génération. Si tu n’es pas geek tu ne peux pas comprendre. Cela dit si tu n’es pas geek tu ne lis pas Metallurgeek.

Bref, on se goinfre la seconde moitié du film en comprenant plus ou moins rien du tout. Vu qu’on a manqué tout le début : le généreek en perspective, les scènes d’exposition, l’élément déclencheur, les bases de l'intrigue. Je me souviens vaguement que tout va très vite jusqu’à la fin du film. Mettons le temps de faire Tatooine – Coruscant un jour ou y a pas grève.

Cher lect.eu.r.ice n’arrête surtout pas ici parce que le meilleur c’est maintenant.

Fin du film donc. Les gens se relèvent et quittent la salle. Dans mes yeux starwarisés c'est une armée de clones. Moi aussi je vais pour me lever… Main de mon père sur mon épaule : « on reste dans la salle, le film va bientôt recommencer. » Il précise même que mon cerveau n’aura aucune difficulté à tout remettre dans l’ordre. C’est beau la confiance !

La force est avec nous, je l’ai déjà indiqué. Normal donc que la prédiction se réalise. De nouveaux clones entrent petit à petit, s’assoient. Moi j’ai un peu peur que la caissière moustachue (un Wookie ?) vienne nous sortir parce qu’on n’a pas payé pour la séance suivante. La lumière s’éteint, me voilà un peu rassuré. Et – miracle de la force ou magie du cinéma – une nouvelle projection démarre.

Découvrir Star Wars pour la première fois et demi, c’est tout bonnement l’extase.

Aujourd’hui, je veux dire en 2019, ça me secoue toujours quand le faucon millénium supralumine. Chaque fois aussi fort. Et pareil pour mon père n’en doutez pas. Une version fusionnelle du mal des transports en quelque sorte.

En revanche je ne suis pas certain que mon cerveau ait tout bien remis dans l’ordre. Pire encore avec les épisodes 1, 2 et 3 sortis après les 4, 5, 6 et les 7, 8, 9 juste après les 1, 2, 3. J’ai toujours l’impression d’être décalé d’une demi-séance. Je préfère comme ça ;)


2019-12-07

OK Boomer, ou pas.


C'était quoi la phrase déjà ?
Ah oui...
Celui qui ignore le passé est condamné à le revivre.

2019-11-29

Ce que les femmes disent de Metallurgeek

  • Les femmes disent de Metallurgeek qu'il est moche et sans intérêt. Du moins jusqu'à ce qu'elles sachent combien il gagne !
  • Ah ouais, et après elles disent quoi ?
  • Qu'il est moche, sans intérêt... et pauvre.

2019-11-17

Traduire c'est trahir

La tour de Babel(*)

En cours d’anglais, j’ai appris que to understand signifie comprendre. En première approximation, c’est vrai. Mais attention… traduttore traditore.


Comprendre


Littéralement comprendre c’est "prendre ensemble". Com-prendre. C’est un de mes mots préférés. Et aussi un de mes maux préférés. J’aime l’idée de prendre des éléments ensembles pour en faire jaillir de la compréhension, comme une propriété émergente de l’agrégation sélective d’information. Et comme j’adore les clichés, j’ajouterai que cette démarche me semble très française, voire franchouillarde : considérer des tonnes d’éléments de contexte plutôt que cibler le problème précis. Et à la fin, bim ! On comprend ! Le risque bien sur c’est qu’on ne comprend pas forcément quelque chose en rapport avec le problème initial. Mais bon, on fait quand même avancer le schmilblick (l’état-de-l’art en version pédante).

Understand


Allez, passons aux anglo-saxophonistes. En anglo-saxophonie, on ne comprend pas, on understand. Littéralement on "sous-tend". On déniche ce qui se trouve en dessous. C’est tout autant un de mes mots/maux préférés. J’y vois l’idée de résoudre une énigme. Bien souvent l’on accède à la surface des choses. Mais dès lors qu’on understand on trouve une cause, un élément auparavant caché, qui révèle pourquoi la surface est ce qu’elle est. L’effet euréka. Et comme j’adore les clichés, j’ajouterai que ça me semble très américain. Straight to the point ! Le risque bien sûr c’est de louper quelque chose d’essentiel dans le contexte, mais au moins on a fait avancer le problème posé.

Application prateek


Alors pourquoi faire la différence à ce point entre les deux concepts ? Que peut on en retirer d'utile ? Je fais deux propositions, une prateek, un théoreek.
En prateek, j’en retire l’idée qu’il y a toujours deux moyens (au minimum) d’aborder un problème : essayer de le comprendre, essayer de le understand. Pour être honnête, la plupart du temps je ne bite rien à rien. Mais parfois je suis capable de comprendre. Parfois je suis capable d’understand. Les rares moments ou à la fois je comprends ET j’understand, alors là ça confine aux limites de l’extase mysteek transcendantale. Comme quand t’écoutes Alcest –Percées de Lumière en te faisant gratter le dos par deux hôtesses de l’air business class (une rousse, une brune).

Application Theoreek


En théorie, j’y vois une preuve tangible, un artefact linguisteek, de la difficulté de commu-niquer entre les peuples. Certes, nous sommes habitués à ce que les mots ne veuillent pas tout-à-fait dire la même chose. Mais là on parle du concept même de comprendre/understand. Si simplement le mot comprendre/understand ne recouvre pas les mêmes concepts, ça ne va pas être évident de traduire. De là, je vois deux attitudes possibles (que je vais caricaturer très légèrement). Attitude 1, on se lance des bombes nucléaires à la tronche jusqu’à épuisement. Celui qui reste en dernier a gagné : c’est lui qui utilisait le meilleur concept de compréhension/understanding. Bravo. Attitude 2, on partouze à gogo, on se vautre dans la luxure linguisteek, on se cross-pignole de nos infinies différences subtiles, jusqu’à faire jaillir des concepts que ni l’un ni l’autre n’aurais pu espérer atteindre seul. Tiens, ben on n’a qu’à appeler ça « faire de la recherche internationale. »

Epil(ation)log


Chacun choisi l’attitude qu’il veut et surtout invente la sienne. Vous êtes grands, je vais pas tout vous prémâcher non plus. Mais perso, entre deux attitudes débiles, je préfère toujours la plus sexy. Je laisse en exercice la question du chinois. A priori comprendre se traduit par 理解 alors que understand se traduit par 了解. D'ailleurs, s’il se trouve un sinophile parmi mes éminents lecteurs (Antoine :) je ne suis pas contre une discussion autour d’une bière. Pareil en arabe classeek. Understand se traduit تفهم alors que comprendre se traduit فهم.

Allez, une petite blague pour la route : Eh Metallurgeek, tu sais ce que ça veut dire I don’t know ? Euh… Je sais pas.



(*) L’image c’est la Tour de Babel. Certes j’ai un peu manqué d’imagination sur ce coup-là. J’aurais pu mettre la Tour de Schuiten mais je ne sais pas si c’est libre de droit. Quand j’étais jeune (l’année dernière quoi) j’étais plus créatif. Je collectionnais soigneusement toutes les paraffines de babybel. J’en avais fait une « tour » de 40 centimètres de haut. La fameuse tour de Babybel.


2019-11-07

Plus que vingt fois...

Il est des engagements auxquels on ne saurait se soustraire. Il y a fort fort longtemps, un gamin de 17 ans a fait une promesse pour tout le reste de sa vie. S'il y a bien un truc qu'il faut respecter, c'est une promesse de gamin.

Bon j'expleek parce que là vous êtes aux fraises


À 17 ans, au cœur d'une nuit improbable, j'ai écouté LE solo de batterie de Moby Dick. Ce solo je l'avais déjà entendu plusieurs fois. Mais cette nuit-là, je l'ai écouté.

Un quart d'heure de parpaing dans la tronche, ciselé au cutter, crucifié à la nuit. Pas facile de décrire ce que ça fait. Mettons, un peu comme quand un TGV sous cocaïne te roule dessus tout nu pendant une pluie de météorites. En plus intense. Tiens ben je le met à la fin de ce billet, comme ça tu me diras.

Il y a un avant et un après


Je me suis réveillé au petit matin vers 14h30, aux quatre coins de Paris éparpillé par petits bout façon puzzle. À 14h31 précises j'ai décidé, solennellement, que-le-solo-de-Moby-Dick-était-trop-dangereux-pour-moi.

J'ai estimé à cinquante le nombre d'écoutes supplémentaires que mon cerveau pourrait supporter avant d'aller rejoindre John Bonahm en enfer. Pas une fois de plus. Cinquante précieuses écoutes pour tout le reste de ma vie. Depuis ce jour, je n'ai jamais perdu le compte.

Plus que vingt...


Retour au présent. Aujourd'hui, de minuit à minuit et quart, je me suis ré-écouté le putain-de-solo. C'était la trentième fois. Attends je fais le calcul si je me goure tu dis. Cinquante moins trente ça fait.. euh... oui c'est ça : vingt. Plus que vingt fois et après c'est le HellFest éternel en VIP. Autant vous dire que chaque fois compte, plus précieuse que la précédente.

S'il y a bien un truc qu'il faut respecter, c'est une promesse de gamin.